Aide-soignant : plus d’autonomie, oui, mais accès à un rôle propre, non

FacebookTwitterLinkedInEmail

Le décret relatif à la réalisation de certains actes professionnels par les infirmiers et d’autres professionnels de santé, paru le 25 juillet dernier, précise le degré d’autonomie donné aux aides-soignants mais ne leur concède pas le « rôle propre ».

Plus d’autonomie, certes, mais toujours sous délégation de l’infirmier vers l’aide-soignant ou l’auxiliaire de puéricultrice et ce, dans la limite de leurs compétences . Le décret publié au Journal officiel le 25 juillet 2021 prévoit en effet désormais que c’est l’infirmier « qui peut confier » à ces deux professionnels « la réalisation le cas échéant en dehors de sa présence, de soins courant de la vie quotidienne. » Les soins courants sont définis ainsi : « des soins liés à un état de santé stabilisé ou à une pathologie chronique stabilisée et qui pourraient être réalisés par la personne elle-même si elle était autonome ou par un aidant« .

Ce décret finalise les travaux relatifs à la réingénierie des référentiels métiers des aides-soignants et des auxiliaires de puériculture et l’évolution de leur exercice professionnel. Cependant, le rôle propre n’est toujours pas accordé aux aides-soignants et par voie de conséquence, l’exercice libéral demeure pour eux inenvisageable. Cette question avait fait l’objet de vifs débats lors de la présentation du texte, le 17 juin dernier au Haut Conseil des Professions Paramédicales (HCPP).

• Décret n° 2021-980 du 23 juillet 2021 relatif à la réalisation de certains actes professionnels par les infirmiers et d’autres professionnels de santé ; JORF n°0171 du 25 juillet 2021