Les rouages inconscients de la nécrophilie

N° 257 - Avril 2021
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La nécrophilie se définit comme une attirance pour le cadavre ou plus largement le mortifère. Les actes de nécrophilie seraient une façon pathologique de faire revivre symboliquement « le mort », en injectant de la libido, de la vie, dans sa dépouille.

Provoquant rejet et résistance, la nécrophilie est un objet d’étude peu élaboré en sciences humaines. En pratique carcérale, nous recevons parfois des personnes incarcérées qui ont satisfait leurs pulsions auprès d’un cadavre (après un meurtre prémédité ou non). Les cas sont rares mais ils existent. Par ailleurs, nous rencontrons plus fréquemment, « par extension avec le fétichisme funéraire » (1), des formes d’assouvissement sexuel avec un faux cadavre ou sans contact direct avec le mort : actes masturbatoires auprès de photos/vidéos de défunts, viol auprès de personnes inconscientes, endormies, droguées ou lors de jeux sadomasochistes avec la mise en scène de personnes feignants d’être mortes…
Docteure en histoire et civilisations, Amandine Malivin est l’une des rares personnes à avoir travaillé longuement sur cette question, selon Q. Girard, qui écrit à son sujet :

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