N° 227 - Avril 2018

Secret médical et éthique en prison

Auteur(s) : Nathalie Burnet, Mireille Esvan PsychiatresNbre de pages : 6
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En milieu carcéral, les multiples interfaces santé/justice rendent particulièrement délicate la protection de la confidentialité. Pourtant, il n’y a pas de soins de qualité sans confidences, de confidences sans confiance, de confiance sans secret.

L’évolution de la législation remet en question la notion de secret médical devenu secret professionnel. Le secret médical hippocratique reste néanmoins fondateur d’une position éthique auprès des patients. En milieu carcéral, les multiples interfaces santé/justice rendent particulièrement périlleuse la protection de la confidentialité. Pourtant, il n’y a pas de soins de qualité sans confidences, de confidences sans confiance, de confiance sans secret. Penser le secret médical est un antidote à la transparence utilitariste. En prison, l’occasion est donnée au médecin de se positionner dans ce dédale de textes de lois, cette dilution des limites, cette porosité des frontières et de résister aux pressions de tous ordres pour rester dans une dimension thérapeutique et non sécuritaire.

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