Mieux gérer son stress en milieu hospitalier

FacebookTwitterLinkedInEmail

Contact avec les patients, horaires variables, travail de nuit pour les uns, conciliation vie de famille-vie professionnelle et travail en flux tendu pour d’autres… le duo stress-travail devient de plus en plus indissociable dans le monde de l’hôpital. 

Qu'est-ce que le stress ?

Le stress désigne les moyens physiologiques et psychologiques mis en œuvre par une personne pour s'adapter à un événement donné. C'est une stratégie de défense contre une agression.
On parle de stress au travail quand une personne ressent un déséquilibre entre ce qu’on lui demande de faire et les ressources dont elle dispose pour y répondre.
Le stress peut alors avoir des conséquences sur la santé: il peut favoriser la survenue d’accidents du travail et de maladies professionnelles. 

Des manifestations très variées

Chaque personne réagit différemment au stress mais un certain nombre de manifestations peuvent être identifiées, des plus naturelles (comme l’accélération du rythme cardiaque, l’augmentation de la tension musculaire et/ou de la pression artérielle, une sensation de de malaise, de vertige, etc.) aux plus préoccupantes (repli sur soi, dépression, comportements addictifs, etc.).

Les techniques « anti-stress »

Je positive : rester dans la plainte maintient le stress en action.

Je ris : l’humour est l’une des meilleures manières de prendre de la distance par rapport aux événements et de se protéger du stress.

Je fais une pause : s’accorder un moment de détente permet d’être plus efficace.

J’apprends à dire non : avec franchise, tact, gentillesse, simplement et fermement pour gagner du temps à faire des choses qu’on a vraiment envie de faire. 

Je ne néglige pas ma vie sociale : profiter de sa famille et de ses amis est un moyen de satisfaction et d’épanouissement personnel.

Je m’accorde au moins un plaisir par jour : déjeuner avec un/une ami(e), aller au cinéma, écouter de la musique, etc.

Je surveille mon hygiène de vie : privilégier un sommeil régulier, une alimentation équilibrée et modérer la consommation d’excitants (alcool, café, tabac).

Je bouge : pratiquer une activité physique permet de mieux réguler les signes d’alerte (fréquence cardiaque, tension musculaire…), d’évacuer les tensions accumulées et apporte du réconfort en libérant des endorphines, aux vertus anti-stress.

Je respire : quand les petits soucis s’accumulent, respirer profondément ! Un exercice facile à faire en toute situation. 

Se faire aider avant de « craquer »

Le mal être et la souffrance des soignants stressés peuvent parfois mener à l’épuisement professionnel ou burn-out. Si vous n’arrivez plus à gérer des tensions trop nombreuses et répétées, il ne faut pas hésiter à vous faire aider. Parlez-en à votre entourage, votre médecin traitant, au médecin du travail, à un psychologue, etc. L’objectif est d’éviter l’aggravation.  Un accompagnement psychologique, voire un traitement médical ponctuel, peut permettre de passer un cap difficile.

Vous souhaitez en savoir plus ? Consultez ce dossier dans son intégralité