L’urgence de la prévention en psychiatrie

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Améliorer la prise en charge des maladies mentales passe par la prévention à tous les niveaux, selon la fondation Fondamental (réseau de coopération scientifique en santé mentale), à l’initiative d’un colloque qui alerte sur cette priorité :

– prévention primaire, pour diminuer le risque d’entrée dans la maladie ;

– prévention secondaire, pour dépister et intervenir précocement ;

– prévention tertiaire, pour réduire les risques de rechute et d’apparition de handicap à long terme.

En amont de ce colloque, les organisateurs ont évalué les connaissances du grand public sur les maladies mentales. Selon un sondage Ipsos réalisé auprès de 1 002 personnes en avril 2014, ces maladies restent mal connues et sous-estimés des Français. Si 58 % se disent pourtant « concernés de près ou de loin », des idées fausses ou des préjugés restent encore prégnants : 46 % citent des maladies neurologiques comme étant des maladies mentales. 74 % pensent que les malades mentaux sont dangereux pour eux-mêmes et pour les autres. 54 % estiment qu’ils doivent être assistés dans leur vie quotidienne. 84 % des personnes interrogées ne se sentent pas informés des moyens de prévenir les maladies mentales et 79 % ne connaissent pas les conduites à tenir en cas de problèmes de santé mentale. 81 % en parleraient en priorité au médecin traitant contre 51 % à un spécialiste et 41 % à leur famille.
À l’avenir, la Fondation Fondamental entend privilégier trois leviers d’actions :
– déstigmatiser et informer sur les troubles psychiatriques ;
– promouvoir une spécialisation accrue de la prise en charge, à l’instar de ce qui se fait pour d’autres pathologies (cancer, obésité, Alzheimer…)
– soutenir la recherche en psychiatrie afin d’améliorer les connaissances sur les facteurs de risque, les mécanismes physiopathologiques et les biomarqueurs de ces pathologies et d’identifier de nouvelles voies thérapeutiques.