Vulnérabilité génétique et maladies psychiques

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La schizophrénie et les troubles bipolaires sont responsables de handicaps et de grandes souffrances chez les patients. Et la réponse aux traitements est généralement incomplète. La vulnérabilité génétique (dont témoigne l’hérédité observée à travers les histoires familiales) est un facteur de risque important. On suppose généralement que des douzaines de gènes, associés à des facteurs environnementaux, contribuent au risque de développer la maladie. Un consortium de recherche international (Psychiatric Genome Wide Association Study Consortium-PGC) a découvert que des variants génétiques communs sont impliqués dans le risque de vulnérabilité à la fois à la schizophrénie et au trouble bipolaire. Ces études apportent la preuve moléculaire que onze régions cérébrales, validées par réplication, sont fortement associées à ces deux pathologies, incluant six régions jamais observées auparavant. Les chercheurs ont également montré que nombreuses de ces variations d’ADN contribuent à ces deux maladies. Ces découvertes représentent une avancée significative dans la compréhension des causes de ces maladies chroniques,
sévères et handicapantes.
Constitué en 2007, le PGC est le plus large consortium jamais réuni en psychiatrie, avec plus de 250 chercheurs issus de plus de 20 pays. En France, l’équipe 15 de psychiatrie génétique (Inserm), membre de la fondation FondaMental (réseau de coopération scientifique en santé mentale), participe à cette vaste étude.