Les mots « fragiles » du prendre soin
L’humilité, la sensibilité, la générosité et la délicatesse sont autant de valeurs du prendre soin qui font le lit
de la tendresse.
L’humilité, la sensibilité, la générosité et la délicatesse sont autant de valeurs du prendre soin qui font le lit
de la tendresse.
Comment rendre opérant un processus de déstigmatisation ? Grâce au Programme émotions positives pour la schizophrénie (PEPS), les professionnels augmentent leur empathie en s’identifiant aux difficultés des patients, lequels, en partageant les ressources et vulnérablités des soignants, développent une perception positive d’eux-mêmes.
Si le fonctionnement limite traduit la psychopathologie du lien, le thérapeute doit pouvoir envisager une élasticité
du cadre de soin pour se dégager de la communication paradoxale émise par le patient.
« Mais ça va nous avancer à quoi, de faire des entretiens infirmiers ?… » À partir d’une histoire clinique, une infirmière défend ce temps privilégié avec le patient et incite ses collègues à investir cet espace vital pour les soins.
En psychiatrie, donner une place au rêve, à l’affect du patient mais aussi du soignant, modifie les termes même de la relation, permet de travailler au cœur d’une situation d’impasse, en ouvrant ainsi d’autres perspectives thérapeutiques au-delà de la séparation du psychique et du somatique.
Peut-on se risquer à l’humour dans une situation de souffrance psychique sans mettre en péril l’alliance thérapeutique ? Oui ! à condition de manier cet outil avec précautions.
Avec un patient traumatisé, le thérapeute se retrouve dans une situation paradoxale où la parole peut être vécue comme angoissante pour le sujet, déchiré entre le désir d’oublier le vécu traumatique et la nécessité de s’exprimer pour être aidé. Repères pour la prise en charge de l’anéantissement et de la rupture des liens.
Le changement d’image des traitements à action prolongée devrait être favorisé par un travail collectif, permettant ainsi une élaboration des gestes quotidiens, marqués par le déni psychotique.
À deux voix, une patiente en grande souffrance psychique et son infirmier référent reviennent sur un long parcours de soin et montrent comment un soutien « puissant » se décline au quotidien sous différentes formes.
Le regard positif inconditionnel défini par Carl Rogers est peut-être l’attitude la plus soignante que l’on puisse trouver, celle dont la plupart des êtres manquent le plus : être considéré comme une personne digne de valeur, qui compte. Ce regard est un véritable antidote au jugement que chacun, en lui, porte sur soi.