Pack Autour du délire
N° 80 Les hallucinations
N° 179 Hallucinations et soin
N° 253 Délire et schizophrénie
N° 80 Les hallucinations
N° 179 Hallucinations et soin
N° 253 Délire et schizophrénie
La psychoéducation a parfois des effets inattendus : en proposant à l’usager de partager des connaissances sur sa maladie, elle peut le priver de son propre point de vue, au risque d’une « décohérence de l’esprit ». De nouvelles psychothérapies centrées sur l’expérience vécue peuvent éviter ce phénomène.
Si la psychiatrie restait réticente à la télémédecine, la pandémie liée à la covid-19 montre qu’il faut dorénavant l’envisager comme un outil supplémentaire, en complément de la prise en charge en face-à-face.
La clinique du psychotraumatisme apporte un éclairage précieux sur les effets psychiques de l’épidémie de covid-19. En perturbant l’assise narcissique habituelle assurée par l’illusion de l’immortalité, ce virus provoque en effet un réel vécu traumatique.
La psychoéducation a parfois des effets inattendus : en proposant à l’usager de partager des connaissances sur sa maladie, elle peut le priver de son propre point de vue, au risque d’une « décohérence de l’esprit ». De nouvelles psychothérapies centrées sur l’expérience vécue peuvent éviter ce phénomène.
L’étude d’un réseau de psychiatres et de psychologues qui propose des téléconsultations à des Français expatriés montre comment ces professionnels, confrontés à de nouveaux problèmes interactionnels, techniques et organisationnels, parviennent à faire vivre leur métier.
Le dévoilement de soi, défini comme les comportements ou les verbalisations qui révèlent une information personnelle du clinicien au patient, rend opérationnelle la notion d’authenticité. Utilisé à bon escient, ce partage d’expériences permet de rééquilibrer les places dans la relation thérapeutique.
Proscrit par l’institution, le dévoilement de soi du clinicien renvoie à une image altérée de la relation de soin. Pourtant, c’est ce que le soignant mobilise de lui-même avec le patient qui permet à ce dernier de progresser.
Pour être opérant, le cadre thérapeutique doit éviter deux travers. Trop rigide, il ne permet pas d’établir une relation de confiance et rend les échanges stériles. Trop flou, il ne donne pas les repères nécessaires pour créer cette relation.
Dans l’institution, le cadre de soin, avec ses différentes composantes, s’impose à tous, soignant et soigné. Reste que chacun se l’approprie et le vit d’une façon qui renvoie à son histoire personnelle et en particulier à son enfance.