Danser avec le déni ?
En psychiatrie, on peut adopter différentes stratégies pour proposer de l’éducation thérapeutique à un patient dans le déni. Au préalable, le soignant devra explorer finement le contenu et le degré de ce déni.
En psychiatrie, on peut adopter différentes stratégies pour proposer de l’éducation thérapeutique à un patient dans le déni. Au préalable, le soignant devra explorer finement le contenu et le degré de ce déni.
De manière constante, une personne anorexique est dans le déni de son apparence, de son comportement alimentaire, de son besoin de nourriture et de sa souffrance émotionnelle. Le soignant doit tenter de la rejoindre dans ses paradoxes, mais sans devenir complice.
Le déni de grossesse est un trouble de la gestation psychique, dont l’enjeu constant est de nier la grossesse et la présence de l’enfant. Ce processus extrêmement actif se situe dans l’inconscient. Repères théoriques et cliniques.
« Je ne suis pas coupable ! » La plupart du temps, les détenus auteurs de violences sexuelles nient leurs actes. Pour installer une alliance thérapeutique, le clinicien doit déployer différentes stratégies et exploiter le déni non comme un frein, mais comme un repère et un outil.
Certains crimes paraissent commis par des sujets en états dissociatifs, incapables de relier leur passage à l’acte violent avec leur vie et leurs comportements habituels. Le suivi thérapeutique devra interroger ce clivage du moi et lui donner sens.
Très efficaces pour accompagner un patient réticent vers les soins et orienter d’emblée le suivi vers ses ressources, les outils de l’hypnose et des thérapies brèves modifient aussi le regard du soignant. Exemples de techniques utilisables en psychiatrie.
Caractéristiques de la voix, mimiques, mouvements du corps… La communication non verbale recèle au moins autant d’informations, sinon plus, que la communication verbale. S’y former permet de modifier le regard soignant. Notions théoriques et illustrations cliniques.
En entretien d’accueil, des outils issus de l’hypnose et des thérapies brèves s’avèrent parfaitement adaptés pour entendre la souffrance des personnes et instaurer un climat de confiance. Illustrations cliniques avec trois nouveaux patients au CMP.
La trentaine, Dylan est incarcéré pour un passage à l’acte incestueux. Mobilisant sa propre histoire et ce qui peut faire sens pour lui, la conversation hypnotique, en s’appuyant notamment sur des métaphores, lui permet de prendre conscience de son passé abandonnique et de reconnaître son acte, pour se reconstruire psychiquement.
La plainte somatique reste insuffisamment considérée en psychiatrie. Si elle peut renseigner sur le trouble psychique et être alors envisagée comme le médiateur de la rencontre soignant soigné, elle évoque également des pathologies somatiques. Le soignant doit donc rester à l’écoute de l’expression du patient.