La violence, une maladie ?…
Si les agressions perpétrées à l’encontre des soignants apparaissent moralement intolérables, elles ne sont pas incompréhensibles et interrogent les vulnérabilités personnelles, professionnelles et sociales.
Philosophe en éthique médicale et enseignant à Sciences Po et à l’ESSEC. À partir de sujets d’actualité, il éclaire les soignants sur les grands enjeux éthiques. Voir aussi
Si les agressions perpétrées à l’encontre des soignants apparaissent moralement intolérables, elles ne sont pas incompréhensibles et interrogent les vulnérabilités personnelles, professionnelles et sociales.
Le soin ne peut se passer des conditions matérielles de son exercice. Il est un « business », qu’il faut construire dans un système de santé, dans un acte respectueux, dans une réciprocité vitale.
Comment définir l’humeur ? Transparente, imperceptible, elle est l’habit anodin qui enveloppe et révèle un rapport au monde parfois déformé par ses turbulences.
La compétence est une puissance constituée d’aptitudes hétérogènes, et qui doit échapper à la double tyrannie de la performance et de l’autorité.
Inscrit dans une lignée, l’individu hérite de ses parents, sur un plan matériel mais aussi social et personnel. S’il ne peut modifier son passé, il conserve une forme de liberté sur le sens de son héritage.
Si la maladie psychique semble toucher d’abord l’esprit, elle s’exprime et impacte massivement le corps. Comment penser la réalité corporelle en psychiatrie, et quelle application dans les soins ?
Le narcissisme semble présider aux trois grandes phases de subjectivation, de socialisation et de spiritualisation du sujet.
Dans une société moderne ultra-sécurisée, l’évènement traumatique prend une dimension choquante, qui entraîne une rupture de signification de l’existence.
L’inceste, universel dans son existence, est variable dans sa définition sociale. C’est qu’il s’agit moins d’une impossibilité de fait que d’un halo de répulsion biologique autour de la reproduction du même.
Si l’être est « complet » par nature, d’où vient le changement ? D’une illusion, liée à notre position dans l’espace-temps, et qui prend deux formes contraires, la dégradation et la création.