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Léa, 18 ans, aux prises avec une situation familiale tendue, traverse un premier épisode psychotique qui la conduit aux Urgences. Prise en charge par l’équipe mobile Psyprem’s, son parcours illustre la ténacité et la souplesse de l’accompagnement de ces professionnels.
En quelques années, la métropole lyonnaise a transformé ses pratiques et mis en place un dispositif dédié à la prise en charge du premier épisode psychotique (PEP). Retour sur l’élaboration collective d’un « gros secteur spécialisé » dans l’intervention précoce.
Encore peu nombreux en France, les dispositifs de détection et d’intervention précoce peinent à s’installer. Quels constats et quels freins à ce déploiement ? Quels leviers pour combler le retard ?…
Comme pour d’autres pathologies sévères, en psychiatrie, l’annonce diagnostique devrait être protocolisée, tant elle génère de la sidération. Dans le cadre de l’intervention précoce, il s’agit davantage d’une annonce pronostique. Illustration avec l’histoire d’Alexis
La clinique de l’état mental à risque comprend des manifestations psychiques multiples parfois subtiles et non spécifiques. Des outils d’évaluation et de dépistage validés permettent d’identifier précisément cette période de transition vers un épisode psychotique.
En France, chaque année, on estime à 15 000 les nouveaux cas de premiers épisodes psychotiques (PEP). Comment repérer le plus tôt possible ces jeunes qui « dysfonctionnent » et enclencher des soins ? Clinique de l’intervention précoce.
Malgré l’essor non négligeable de l’intervention précoce depuis quelques années, la France a pris du retard par rapport à la plupart des pays européens. Les enjeux sont pourtant considérables : diminuer le retard d’accès aux soins des 15-25 ans présentant un trouble psychique et améliorer le pronostic.
L’intervention précoce en santé mentale est un concept en plein essor et en développement constant, à l’origine de nombreuses innovations cliniques. Comment s’est-elle structurée, à partir de quels principes fondamentaux et avec quels résultats ?
Favoriser la rencontre constitue le cœur du métier de soignant. En psychiatrie, cela nécessite de composer et de s’ajuster aux manifestations cliniques. Une recherche met en évidence les éléments que le soignant peut travailler pour créer des conditions favorables à son éclosion.
Dans les soins infirmiers, la rencontre a ses contours, entre mots et silence. L’initiative part du soignant, qui fait un effort pour créer du lien et restaurer quelque chose. Si elle ne s’improvise pas, surtout dans la souffrance psychique, elle conserve toujours une part de mystère.