Après deux expositions dédiées au Plancher de Jeannot, le Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne (MAHHSA) met aujourd’hui en lumière ses œuvres emblématiques à travers une lecture renouvelée de la collection. Loin d’une simple juxtaposition chronologique, cette exposition transcende les dates de création des œuvres – de 1858 à 2020 – pour explorer les liens profonds entre art et psychiatrie, en déstigmatisant les créations produites dans un contexte hospitalier.
Depuis près de 30 ans, les expositions du MAHHSA privilégient une approche thématique, faisant dialoguer les œuvres entre elles et parfois aussi avec l’art contemporain. « Nous souhaitons faire parler ces chefs-d’œuvre, en mêlant histoires, thèmes et contextes, sans les réduire à la maladie de leurs auteurs », explique Anne-Marie Dubois, commissaire de l’exposition. Un malade ne se résume pas à sa pathologie et son œuvre s’inscrit pleinement dans l’histoire de l’art.
Cette présentation rassemble des pièces aux analogies formelles et narratives remarquables : témoignages sur l’asile et l’hôpital, réflexions sur l’histoire de la psychiatrie, ou encore échos des premiers ateliers artistiques.
Six catégories thématiques structurent l’exposition : histoire d’asile et de refuge ; rêves de paysage et d’aventure ; les univers imaginaires ; brut et joli ; l’intime et le vivant; le symbolisme.
Ces 145 dessins et peintures – d’artistes devenus patients, de patients devenus artistes, ou d’artistes témoins de la psychiatrie – se côtoient sans hiérarchie chronologique, invitant le visiteur à dépasser ses a priori. L’objectif est d’éveiller les émotions, en affirmant que la création transcende la maladie
Centre hospitalier Sainte-Anne, 1 rue Cabanis, 75014 Paris – musee@mahhsa.fr du 16 avril au 26 juillet 2026
Pendant les expositions temporaires, le musée est ouvert du mercredi au dimanche inclus de 13 h à 18 h.
Fermé les lundis et mardis.









