Le Gouvernement annonce le lancement du parcours coordonné renforcé (PCR) « Enfance protégée » qui vise à améliorer la prise en charge sanitaire des enfants, adolescents et jeunes majeurs suivis au titre de la protection de l’enfance. Ils pourront également profiter de soins précoces en santé mentale avec un bilan spécifique et jusqu’à 18 séances annuelles de psychologie, de psychomotricité ou d’ergothérapie, renouvelables. Communiqué.
À la suite de la publication le 25 avril de l’arrêté du 21 avril 2026, le parcours coordonné renforcé (PCR) « enfance protégée » vise à mieux répondre aux besoins des enfants, adolescents et jeunes majeurs pris en charge au titre de la protection de l’enfance. Ces publics présentent en effet des vulnérabilités importantes en matière de santé, liées à des parcours de vie souvent marqués par des ruptures, des traumatismes ou un suivi médical insuffisant.
Issu des expérimentations de l’article 51, « Santé protégée » co-portée par le docteur Nathalie Vabres et la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS), et le programme « Pégase » portée par le docteur Daniel Rousseau, le PCR « enfance protégée » permet de structurer un parcours de soins gradué, coordonné et lisible à l’échelle nationale. Ce parcours a pour objectif d’assurer, sur l’ensemble du territoire, la mise en œuvre effective du bilan de santé et de prévention et de son actualisation annuelle, pour tous les enfants, adolescents et jeunes majeurs protégés de moins de 21 ans, qu’ils soient confiés ou suivis en milieu ouvert, ainsi que pendant l’année suivant la fin de leur prise en charge.
La mise en place de ce parcours, assurée par une structure de coordination, permettra de garantir l’effectivité de la réalisation des soins de médecine de ville (vaccination, dentaire, ophtalmologie, etc.), l’orientation vers des prises en charge spécialisées et également de faire bénéficier aux jeunes qui en auraient besoin de soins précoces en santé mentale avec un bilan spécifique et jusqu’à 18 séances annuelles de psychologie, de psychomotricité ou d’ergothérapie, renouvelables.
Son déploiement sera progressif entre 2026 et 2028, avec pour objectif une couverture complète du territoire en 2028. Ce déploiement, réalisé par les Agences régionales de santé en lien avec les départements, sera appuyé au niveau national par deux équipes de coordination nationale, l’une en charge du déploiement du PCR dans les structures de coordination qui seront retenues et la seconde en charge spécifiquement du déploiement du PCR au sein des pouponnières à caractère social afin notamment de capitaliser sur les enseignements issus des expérimentations « Santé Protégée » et « Pégase » et soutenir les professionnels de santé comme ceux de l’aide sociale à l’enfance dans cette évolution.
« Avec le parcours coordonné renforcé « enfance protégée », nous franchissons une étape décisive pour mieux protéger la santé des enfants pris en charge à l’aide sociale à l’enfance. En structurant un suivi médical coordonné et en renforçant l’accès aux soins, notamment psychiques, nous agissons concrètement pour réduire les inégalités et garantir à chaque enfant un accompagnement à la hauteur de ses besoins », déclare Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées
Communiqué, Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, 29 avril 2026









