Vivre sans

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En 2020, plus de la moitié de l’humanité a été assignée à résidence pendant plusieurs mois. Nous avons été isolés les uns des autres, interdits de contacts, de liens, de toucher, parfois même privés d’odorat et de goût.

En menaçant notre santé, nos projets, notre croyance en un prétendu progrès, le Coronavirus balaie toutes nos illusions et révèle les failles béantes de nos sociétés : l’impuissance du politique, la fragilité de nos systèmes de santé, l’insuffisance de notre modèle économique et social, le caractère archaïque de notre justice… Il nous oblige à nous confronter au Réel et à la finitude que nous avions cru pouvoir repousser indéfiniment. Il nous rappelle aussi que « pour résister, il ne faut pas résister ».

Mais peut-on vivre sans résister, sans liens, sans beauté, sans esprit, sans ombre, sans limite, sans progrès, sans droit, sans finance… ? Alors que restera-t-il de notre monde après le passage du Coronavirus ? De quoi sera fait l’avenir ? Réussirons-nous à nous réinventer ?

Vivre sans – Que reste-t-il de notre monde ?, Peggy Larrieu et al., Ed. Erès, coll. Questions de société, août 2020, 18 €.