J’ai commencé à travailler dans le champ de la psychiatrie dans des cliniques de psychothérapie institutionnelle, où l’on fait en sorte de rencontrer celui qu’on appelle le « psychotique », et de pouvoir l’écouter. Il fallait tout organiser pour que les rencontres soient possibles : les patients étaient libres de circuler, on ne les assommait pas de traitements pour laisser la possibilité de se rencontrer. J’y ai beaucoup appris au contact des professionnels, mais surtout des patients.
Puis je suis parti à Paris, et j’ai atterri dans une pension de famille qui accueillait des gens de la rue. Le personnel n’avait pas de titres comme « éducateurs » : moi par exemple j’étais cuisinier. Ça permettait d’avoir une relation qui n’était pas biaisée par la relation hiérarchique, de créer d’autres formats de relation aux autres …
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