La relation n’est pas une « tâche » à réaliser !

FacebookTwitterLinkedInEmail

En sciences infirmières, il n’est pas rare d’entendre que la relation entre l’infirmière et le soigné doit viser à être thérapeutique et aidante. Ces deux qualificatifs, présentés comme des exigences, jouent un rôle important dans l’attitude de l’infirmière. Ils l’invitent à adopter une approche orientée sur l’atteinte d’objectifs afin de générer des impacts positifs sur le soigné. Or, du coup, la relation devient une « tâche » à réaliser, et fait de la rencontre avec l’autre une démarche à appliquer.

Ces constats ont fait émerger l’intérêt de réaliser une étude théorique sur les fondements premiers de la relation infirmière/soigné, ce que propose trois professeures en sciences infirmières québécoises. Par une analyse dialectique comparant les écrits de la littérature infirmière à ceux du philosophe Gabriel Marcel,  elles présentent un modèle qui prend racine sur les notions de rencontre et d’intersubjectivité, en rappelant ce que devrait d’abord être la relation entre deux personnes, une infirmière et un soigné.