Smartphones : mieux informer les ados

FacebookTwitterLinkedInEmail

Durant deux ans, 3 500 jeunes européens âgés de 9 à 16 ans ont été interrogés sur leurs pratiques de l'Internet mobile, dans le cadre d’un projet de recherche. Les premiers résultats de l'enquête, comparables à une étude analogue en 2010, révèlent que les utilisateurs de smartphone sont bien plus exposés à des risques que ceux qui n'ont pas ce type d'usage. Selon le site Internet sans crainte si les utilisateurs de mobiles sont plus compétents sur les paramétrages de sécurité il s’avère cependant que les jeunes ont besoin de conseils pour sécuriser leurs pratiques : désactiver les données de géolocalisation, bloquer certains achats… particulièrement les fillettes de 9-12 ans qui se révèlent être les moins expertes dans ce domaine.

Les risques rencontrés et en hausse sont essentiellement : l'exposition à des contenus dérangeants, l'intimidation, le cyber-harcèlement, l'accès aux contenus pornographiques, les rencontres avec des inconnus hors ligne, l'exposition à des contenus négatifs (incitation à la haine, discours pro-anorexie…)
En revanche, certains chiffres rassurent car ils n'ont pas augmenté avec le déploiement de l'équipement en mobile et tablette et ont même baissé pour certains : le « sexting » (sms à caractère sexuel), les rencontres d'inconnus en ligne, l'utilisation de données personnelles d'autrui (piratage de compte, diffusion par un tiers d'informations privées…)

A retenir :
– 44 % des garçons et de 46 % des filles utilisent quotidiennement un smartphone ;
– 53 % des filles ont été exposées à des risques en ligne (contre 43 % des garçons) soit 10 points de plus en 3 ans ;
– 30 % des filles ont déjà été harcelées ou intimidées ;
– La rencontre d'inconnus hors ligne a augmenté de 6 à 7 points en 3 ans, particulièrement pour les filles de 11-12 ans et 15-16 ans.
– La hausse la plus importante concerne les jeunes qui ont vu ou vécu des choses choquantes ou dérangeantes en ligne : 24 % des filles (17 % des garçons) dont 30 % de 15-16 ans ont vécu ce type d'expérience au cours des 12 mois précédents. Elles n'étaient que 19 % de cette même tranche d'âge en 2010.