Le miroir du déni
Si le déni est souvent considéré comme le résultat d’un traumatisme, il résulte aussi d’un ordre social : la société est en effet basée sur une dissociation du naturel et du culturel, que l’individu intègre via l’éducation.
Si le déni est souvent considéré comme le résultat d’un traumatisme, il résulte aussi d’un ordre social : la société est en effet basée sur une dissociation du naturel et du culturel, que l’individu intègre via l’éducation.
Dans notre société, les prises de positions, multiples, contradictoires, parfois violentes, se bousculent dans l’espace public. Comment définir la parole ? Qu’est-ce que l’échange ? Éclairage philosophique et repères pour une éthique contemporaine de la discussion.
L’échec n’est pas seulement un accident regrettable, il peut être aussi un événement soutenu, approfondi, voire
intentionnellement provoqué. Mais pourquoi se mettre soi-même en échec? Et si cette conduite est maladive, comment pourrait-elle être soignée?
La tendresse procède d’une éthique de la sollicitude. Dans la relation de soin, elle est la continuité du constat de la vulnérabilité et porte un message d’espoir, d’accompagnement et de consolation.
Le concept de capabilité, proposé par Paul Ricoeur, met au premier plan la capacité d’action de chacun. Le soin permettrait ainsi de proposer au patient une aide pour qu’il retrouve une puissance d’agir peut-être altérée par la souffrance mais jamais anéantie.
À vouloir éliminer le conflit, les soignants éludent l’opportunité de le dépasser. Pourquoi ne pas essayer d’accepter le dissensus comme un champ des possibles plutôt que l’évacuer et rechercher trop vite un retour à la norme ?
La confiance implique toujours le risque que le dépositaire ne soit pas à la hauteur des attentes ou pire, qu’il trahisse. La confiance est un défi humain, elle porte toujours en elle une possibilité de non-retour.
La liberté se définit moins par une simple capacité physique de déplacement que par le choix global d’un projet de vie, multidimensionnel, n’excluant pas la contrainte mais à construire avec le patient et son entourage.
Définir la maladie comme une vie anormale, parasite, appauvrie, c’est la simplifier. Elle est davantage une autre
vie. Mais quels peuvent être les horizons du patient qui se voit réfuter celui de la guérison ?
L’autre, c’est autrui. Mais qu’est-ce qui le rend autre ? De
l’étranger au proche, du rival à l’allié, l’approche philosophique permet d’explorer le concept et de définir les
contours de l’autre.