Démences et cognition sociale
Certaines maladies neuro-dégénératives dont la maladie d’Alzheimer pourraient induire très tôt une altération de la cognition sociale conduisant à un désinvestissement, voire à de véritables troubles du comportement.
Certaines maladies neuro-dégénératives dont la maladie d’Alzheimer pourraient induire très tôt une altération de la cognition sociale conduisant à un désinvestissement, voire à de véritables troubles du comportement.
Les altérations anatomiques et fonctionnelles de la maladie d’Alzheimer permettent aisément de distinguer le syndrome amnésique hippocampique des modifications du vieillissement cognitif naturel. Ce dernier ne doit pas uniquement se concevoir comme un déficit car de nombreuses compétences se maintiennent, voire s’améliorent avec l’âge…
L’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) publie ses recommandations en matière d’accompagnement des personnes atteintes de maladie d’Alzheimer ou apparentée en établissement médico-social. Un document qui s’inscrit dans la logique du plan Alzheimer 2008-2012.
La maladie d’Alzheimer, bien que d’origine neurologique, est une véritable maladie mentale car elle altère le travail de la pensée du sujet et modifie ses relations avec lui-même, le monde et son entourage. Les troubles cognitifs et psychocomportementaux sont deux faces indissociables de cette démence.
Un important travail de réflexion qui a abouti à la construction d’une grille comme aide à l’évaluation des pratiques. Au-delà de la construction de cet outil le travail clinique a permis de mettre en évidence un aspect important de la prise en charge des troubles de la mémoire : la difficulté de poser le diagnostic de maladie d’Alzheimer et l’extrême prudence qui en découle.
Signature : Equipe soignante, hôpital de jour Aloïs, pôle de gérontopsychiatrie, CH de Valvert (Marseille) Contact : Corinne Dubosq, cadre supérieur de santé – tél : 04 91 87 67 74 – corinne.dubosq@ch-valvert-marseille.fr
Ce que les mots ne disent pas, le corps l’exprime souvent dans sa réalité immédiate. Nos sensations, nos émotions sont donc à la base de notre discours, c’est ce que décrit André Guittet dans son ouvrage paru aux éditions Armand Colin. Extraits choisis du chapitre « Interagir ».
C’est avant tout dans une stratégie de liens sociaux qui se redessinent, et que le patient peut réapprivoiser, par exemple, avec la « pause cigarette », que l’écoute informelle prend toute son envergure.
L’art du tissage, comme l’art du soin, repose sur la dextérité et l’originalité du tisseur/soigneur à entrelacer les fils. Avec Julien, la parole s’est intercalée dans les fils de son gri-gri pour remplir les vides de son étoffe…
L’informel n’est pas le « sans forme ». Il est « ce qui ne se réduit pas à une forme ». Il est germe de vie que contient toute formalité, à condition d’en savoir la précarité pour encore mieux s’appuyer dessus. C’est le pari permanent de la psychothérapie institutionnelle.
L’informel dans les soins infirmiers en psychiatrie est un thème incontournable car il signe l’écart entre activité réelle et saisie d’activité, entre soins programmés et actions informelles. Une recherche en soins infirmiers devrait répondre à la nécessité d’asseoir ces pratiques sur des données probantes.