« Le dragon a trois têtes »
Trois regards soignants portés sur Corinne et sa violence tournée contre elle-même et contre le lien à l’autre.
Auteur : Dominique Friard, ISP
fridom05@orange.fr
Trois regards soignants portés sur Corinne et sa violence tournée contre elle-même et contre le lien à l’autre.
Auteur : Dominique Friard, ISP
fridom05@orange.fr
L’intuition a longtemps conduit les soignants à penser que parler de ses convictions délirantes avec un patient pouvait lui être délétère. Les recherches en Thérapie Cognitive et Comportementale (TCC) ont démontré l’inverse.
Que faire, que dire d’une position de thérapeute interpellé en situation de groupe de parole sur la question du délire ?
Une équipe suisse de soignants en psychiatrie a élaboré une technique spécifique d’entretien, le « Dialogue de Crise ». Une nouvelle approche pour les patients en état psychotique aigu qui complète le processus thérapeutique habituel et favorise l’alliance thérapeutique.
L’accompagnement du patient délirant et de sa famille en situation d’urgence nécessite un dispositif institutionnel suffisamment pensé, étayant et contenant, une cohésion et un cheminement d’équipe pour accueillir la dissociation, le clivage, les actings, le désespoir, l’expression de la folie dans tous ses états…
À ce jour, il n’existe pas d’explication plus convaincante du mode d’action des antipsychotiques sur le délire que celle d’une diminution de la transmission dopaminergique par ces molécules.
À travers ce témoignage, Denis raconte son quotidien avec la schizophrénie…
L’accueil du sujet délirant implique d’entrer en contact avec une activité de pensée extrême qui défait le monde et le refaçonne à sa manière. La psychose, plus que toute autre pathologie, remet en question notre propre pensée.
Le délire dans la psychose tente d’articuler les espaces et les temps, de créer une distinction sur laquelle il ne cesse d’achopper.
La démarche sémiologique des états délirants est comme la traversée d’une rencontre entre le patient et le soignant…