Le dispositif personne de confiance dans le secteur médico-social et social est conforté par décret
Mise en place pour mieux défendre les droits des usagers du système de santé, la procédure de désignation d’une personne de confiance a été élargie …
Mise en place pour mieux défendre les droits des usagers du système de santé, la procédure de désignation d’une personne de confiance a été élargie …
Chaque mois, le réseau documentaire en santé mentale, Ascodocpsy, propose des éléments de bibliographie en lien avec la thématique du dossier : Soins et négociation.
Avec sa thérapie centrée sur la personne, Carl Rogers ne parle pas de « négociation », terme peu utilisé à son époque. En revanche, il bouleverse la vision traditionnelle du soin psychique, en intégrant pleinement la personne en souffrance comme agent actif, membre à part entière de la relation d’aide, de son évolution et de ses résultats.
S’appuyer sur la réalité du patient, explorer avec lui les dysfonctionnements qui l’ont entraîné dans ses difficultés, permet au psychothérapeute systémicien d’engager une négociation sur les soins et de limiter la résistance.
C’est par la relation éducative en santé que la négociation soignant-soigné naît, se construit et vit. Dans cette relation, le patient a besoin du soignant pour décider, choisir et transformer le message, qu’il peut alors s’approprier pour en faire un projet dans son quotidien.
Si les psychiatres se déclarent spontanément favorables à la décision médicale partagée, dans la réalité, les pratiques restent très hétérogènes. Parfois, les praticiens usent de critères discriminatoires pour l’envisager ou non, ils explorent peu les souhaits des patients ou se réfugient derrière leur « manque d’insight ».
La négociation du soin mobilise une pluralité des acteurs, avec des points de vue différents : elle réunit des professionnels du soin et des profanes, ce qui nécessite que chaque partie s’ajuste aux schémas de pensée de l’autre. L’auteur aborde les questions posées par les formes contemporaines
de prises en charge en termes de négociation dans les soins. Il mobilise les modèles d’analyse de la négociation pour rendre compte des relations qui se nouent entre les différents acteurs.
La négociation du soin signe peut-être la fin d’une relation ineffable entre le médecin et le patient, qui fondait une conception de l’autonomie professionnelle.
À vouloir éliminer le conflit, les soignants éludent l’opportunité de le dépasser. Pourquoi ne pas essayer d’accepter le dissensus comme un champ des possibles plutôt que l’évacuer et rechercher trop vite un retour à la norme ?
En négociant les soins proposés, voire en les refusant, le patient questionne le désir soignant, cette énigme à vouloir du bien à quelqu’un qui parfois n’en veut pas… Réflexions pour une éthique de la négociation.