PARIS
XXVIIIème colloque du Centre Claude Bernard
Notre société confronte nos enfants et adolescents à de nombreux paradoxes autour de la séparation.
Très tôt, ils sont confiés aux bons soins de la collectivité. Ils font pourtant l’objet d’une sollicitude et d’une inquiétude de leurs parents quand il s’agit d’investir le monde extérieur vécu comme dangereux. Baignés dès leur plus tendre enfance dans les problématiques adulte, leur appareil psychique peine de plus en plus à traiter ces sources d’excitation. Avec Internet, ils ont accès à un univers de connaissances quasi illimitées, non triées, et dépourvues des colorations affectives nécessaires à leur interprétation et leur assimilation.
C’est dans ce climat que se multiplient les difficultés d’apprentissage, les conduites addictives, les ambivalences à quitter le giron familial pour entrer dans la vie active.
Pourtant, la capacité à apprendre pose la question de nos possibilités à renoncer à une certaine omnipotence, à nous mettre en péril pour affronter le doute et l’inconnu, à pouvoir nous passer du soutien de l’autre, à nous « séparer » et à être à même de nous représenter l’absence pour pouvoir entrer dans le monde du symbolique.
Comment ces nouvelles données sociales contribuent-elles chez l’enfant à modifier le processus d’élaboration psychique des expériences de présence/ absence ?
Quels sont les liens entre ces phénomènes et les entraves aux apprentissages ?
Comment le traitement réflexif des informations scolaires et environnementales est-il possible?
Rens. : corinne.dugre-lebigre@imm.fr
Centre Claude Bernard : http://centreclaudebernard.asso.fr