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Tous les jeudis à l’unité Le Provence de Laragne, les soignants ouvrent la parenthèse de la relaxation avec quelques patients et ce, dans un contexte qui ne s’y prête pas toujours…
Les familles nous confient leur proche parce qu’elles sont confrontées à quelque chose qu’elles ne savent plus gérer. Notre responsabilité est grande. Il nous faut accueillir la souffrance de celui qui fait symptôme sans déposséder ceux qui l’accompagnent.
Famille nucléaire, élargie, recomposée… la famille est un groupe qui fonctionne selon des règles en perpétuelles mutations. Un éclairage sociologique indispensable à la pratique des soins.
Quel rôle et quelle place pour l’infirmier référent dans les relations avec la famille ? Réflexions à partir du modèle de l’intervention systémique.
Dès que possible, il faut établir une alliance thérapeutique avec les familles en recourant, dans certains cas, à des approches spécifiques, psychothérapeutiques ou psychoéducatives. Ce partenariat permet de diminuer la féquence des hospitalisations et la sévérité des rechutes, d’établir une meilleure observance thérapeutique et de maintenir la cohésion familiale.
« Je dirais que les familles savent, mais qu’elles ne savent pas qu’elles savent et qu’elles ne savent pas ce qu’elles savent. »
Et si la famille, de charge supplémentaire, devenait facilitateur du soin, alliée du soignant ? Si, à condition d’être en état de devenir « partenaire », elle devenait aidante, complétant et adoptant ainsi le soin à la personne qui souffre ?
Les relations des soignants avec les familles de leurs patients sont riches de contradictions. Si le premier contact avec le patient détermine souvent la qualité de la prise en charge à venir, la nature du premier contact avec la famille conditionne tout autant l’avenir de la relation triangulaire patient – famille – soignants.
Evolution de la place de la famille au sein de l’institution psychiatrique… et pourquoi pas une maison des usagers à l’hôpital ?…
L’entretien infirmier en tant que pratique et support du soin pose un réel problème. Tout se passe comme si les infirmiers étaient empêtrés dans cet espace offert par leur rôle propre. Pour penser l’entretien infirmier, faut-il partir du mot, de sa place dans le décret de compétence et de ce à quoi il renvoie ou de la chose, c’est-à-dire à des pratiques réelles qui se sont imposées ici ou là, malgré ou à cause des incertitudes du décret de compétence ?