« Il veut la garder près de lui ! »
Myriam, 20 ans, qui souffre d’autisme, pourrait intégrer un foyer, mais son père refuse tout éloignement. Sa mère, épuisée, s’inquiète de l’absence d’autonomie de sa fille.
Myriam, 20 ans, qui souffre d’autisme, pourrait intégrer un foyer, mais son père refuse tout éloignement. Sa mère, épuisée, s’inquiète de l’absence d’autonomie de sa fille.
Les handicapés psychiques âgés (HPA) ont-ils une identité collective définie par un lieu ou un lien d’appartenance, et constituent-ils un groupe social ? Les enjeux d’une telle classification sont des prises en charge enfin cohérentes et adaptées pour ces patients oubliés des politiques publiques.
Dans la psychose, l’âge amène des modifications de l’expression clinique, tout en conservant « le noyau dur » des pathologies. À domicile, en milieu psychiatrique ou en Ehpad, les soignants doivent ajuster leurs réponses à ces spécificités cliniques.
Faire cohabiter en Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad)des personnes âgées de plus de 85 ans, physiquement et psychiquement dépendantes, avec de « jeunes » patients psychotiques de 60 ans ne va pas de soi. Deux modes d’existence et deux univers se côtoient, exigeant des soignants une formation qui souvent leur fait défaut.
Chez la personne âgée, devant l’apparition d’un trouble
psychotique et en l’absence d’antécédents psychiatriques,
on parle de psychose d’apparition tardive. La démarche
diagnostique reste difficile.
Suite à un accident vasculaire cérébral, Jean, 69 ans, un patient psychotique bien connu du secteur, est hospitalisé car il refuse de rentrer chez lui. Une admission en Ehpad se solde par un échec et une réhospitalisation. À l’occasion de ce parcours, l’ergothérapeute l’accompagne pour améliorer son autonomie.
«À Beauséjour, tout le monde prend soin de moi… C’est pas,comme à l’hôpital !»
À 55 ans, Cécile, qui souffre de schizophrénie, est orientée vers l’Ehpad. Toujours suivie par le secteur, elle bénéficie d’un accompagnement cousu main.
Confronté à un accueil important de résidents handicapés psychiques et mentaux, l’Ehpad de Saint-Riquier a choisi d’ouvrir une Unité pour personnes handicapées vieillissantes (UPHV), plus adaptée aux besoins spécifiques de cette population.
Simone, 74 ans, isolée à son domicile, présente des idées délirantes. Une infirmière de l’Équipe mobile de psychiatrie du sujet âgé (EMPSA) évalue la situation, mobilise différents acteurs et parvient à l’orienter vers une prise en charge psychiatrique et somatique.
Chez les patients schizophrènes âgés, la prescription de psychotropes au long cours implique de tenir compte de nombreux facteurs cliniques, auxquels s’ajoutent trois dimensions importantes : quelle dose, quelle durée et quelle molécule ?