En milieu carcéral, la clinique des auteurs d’homicide, de viols ou de violences graves conduit à constater que certains commettent leurs actes dans des états psychologiques particuliers du point de vue de la subjectivation et de l’intentionnalité. S’ils se savent bien les auteurs, matériellement parlant, de leurs actes, ils ont beaucoup de difficultés à se reconnaître dans leurs comportements violents et destructeurs. L’auteur explore les notions de déni et de clivage du moi, les éclairant de vignettes cliniques. Lorsque le clivage n’assure plus son rôle protecteur et se fissure, il libère des quantités massives de pulsionnalité violente désintriquée. L’acte étant commis, le clivage reprend ses droits.
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