Pour une clinique de la négociation
En psychiatrie, négocier est un art. Le soignant y côtoie des patients plus ou moins vulnérables, confrontés à des situations extrêmes. Faute de négociation, la prise en charge est vouée à l’échec.
En psychiatrie, négocier est un art. Le soignant y côtoie des patients plus ou moins vulnérables, confrontés à des situations extrêmes. Faute de négociation, la prise en charge est vouée à l’échec.
L’utilisation quasiment « en routine » des isolements et contentions est le symptôme d’une institution psychiatrique malade. Il est donc salutaire que le législateur enjoigne de faire évoluer les pratiques. Point de vue d’un soignant engagé
Les activités physiques ont toute leur place dans le processus de réhabilitation psychosociale. Rémi, un patient qui souffre de troubles psychotiques, bénéficie d’une activité VTT qui va considérablement « élargir le périmètre de sa vie ».
L’âge de la survenue du premier épisode psychotique est un marqueur de profil des patients. Chez les plus jeunes, l’émergence de la psychose serait liée à des facteurs de vulnérabilité alors que chez les plus âgés, elle résulterait de l’exposition à des facteurs traumatiques ou de stress.
Ces dernières décennies, la recherche a permis de faire émerger de nouvelles connaissances sur les phases précoces des troubles psychotiques, qui renforcent la nécessité de développer la détection et des interventions précoces.
La compréhension des mécanismes sous-jacents à l’émergence de la schizophrénie est un enjeu majeur,en particulier pour envisager des stratégies de prises
en charge précoces. Le début des troubles résulterait de plusieurs processus.
Les troubles du sommeil, et en particulier l’insomnie, répondent bien aux prises en charge non médicamenteuses. Elles permettent de prévenir la chronicisation en phase aiguë et de réduire la dépendance aux psychotropes.
La confiance implique toujours le risque que le dépositaire ne soit pas à la hauteur des attentes ou pire, qu’il trahisse. La confiance est un défi humain, elle porte toujours en elle une possibilité de non-retour.
Au CMP de Guéret, une équipe de psychiatrie mobile a mis en place un atelier peu banal d’art-thérapie pour des patients demandeurs
d’asile et sans domicile fixe. Au fil des séances, des liens se tissent entre les participants, soutenant une renarcissisation.
Réputé violent, le toxicomane fait peur. Loin des clichés, la clinique révèle au contraire des sujets exposés à la violence et pour lesquels la toxicomanie constitue une protection contre des vécus traumatiques personnels ou/et l’influence de traumas subis par des ascendants.