La pratique de l’humour en psychiatrie
Peut-on se risquer à l’humour dans une situation de souffrance psychique sans mettre en péril l’alliance thérapeutique ? Oui ! à condition de manier cet outil avec précautions.
Peut-on se risquer à l’humour dans une situation de souffrance psychique sans mettre en péril l’alliance thérapeutique ? Oui ! à condition de manier cet outil avec précautions.
Les soignants ont-ils la confiance des patients ? Et surtout, sont-ils capables de leur faire confiance ? C’est bien cette question qui constitue un élément essentiel et la véritable caractéristique de la thérapeutique psychiatrique.
Hospitalisé sans son consentement, en chambre d’isolement, Franck demande à un infirmier de le laisser sortir un moment pour fumer. Ce dernier lui accorde un « crédit de confiance » et accède à sa demande. Cette clinique de la confiance reste le cœur du métier d’infirmier.
Les Thérapies cognitives et comportementales (TCC) montrent des résultats positifs durables en matière de prise en charge du stress post-traumatique. Plusieurs méthodes peuvent être utilisées.
Mohammed, 40 ans, est pris en charge depuis de nombreuses années en unité pour malades difficiles (UMD), où il est régulièrement isolé et entravé. Pourtant, il semble préférer la réclusion à la liberté d’aller et venir, même après une sortie thérapeutique.
Pour aider chaque patient à explorer ce qui lui donne ou non envie de prendre soin de lui, ce qu’il fait déjà ou voudrait faire pour cela et les ressources dont il dispose, il vaut mieux parler de bilan éducatif partagé plutôt que de diagnostic éducatif.
Déroulé au fil d’entretiens biographiques, le récit de vie permet au patient de revenir sur sa trajectoire. Pour accueillir cette parole, le soignant se situe dans une posture d’écoute active qui favorise la co-construction du parcours de soin.
Que sait la personne psychotique à propos de son traitement à action prolongée ? L’éducation thérapeutique
du patient lui propose un espace pour ses questions et ses doutes, pour visualiser le soin, entendre ses pairs et
cheminer avec eux.
Si, dans les phases aiguës de la schizophrénie, l’injection d’antipsychotique représente une capitulation, le sujet qui se rétablit apprend à en faire un outil de routine au service de la reconstruction de soi et de lutte pour la normalité.
Afin de mieux comprendre ce qui permet à l’usager en santé mentale de devenir et d’être acteur de son parcours de soin, le concept d’empowerment …