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Quelques chiffres…
Aujourd’hui, les patients souffrant à la fois d’un trouble psychiatrique et d’une addiction sont trop souvent victimes du clivage entre psychiatrie et addictologie. La priorité est donc le développement de programme intégré, prenant en compte la notion même de cooccurrence.
La survenue de complications organiques fait partie de l’évolution naturelle de la maladie alcoolique. Le dépistage et le traitement de ces pathologies sont une part fondamentale de la prise en charge de tout patient alcoolodépendant.
L’ivresse alcoolique est une situation fréquente dans les services d’urgences (1 , 2), environ 10 % des patients admis dans les SAU, l’accueil d’un patient en état d’ivresse aux urgences doit faire l’objet d’une prise en charge attentive et rigoureuse de la part de tous les soignants. Dans un contexte d’alcoolodépendance, l’intoxication alcoolique aiguë nécessite une prise en charge spécifique visant à éliminer les diagnostics différentiels et à prévenir la survenue d’un syndrome de sevrage.
On connaît depuis peu l’effet tératogène de l’alcool et en particulier les dommages causés sur le système nerveux central qui vont hypothéquer gravement le devenir des enfants exposés.
En matière de consommation d’alcool chez les femmes, il est nécessaire d’adopter une approche particulière concernant leur vulnérabilité, la prévention, le traitement, la réduction des méfaits, la recherche et l’impact sur la société.
Le sevrage thérapeutique en alcool (ou « cure de sevrage ») réalisé en ambulatoire ou en hospitalisation correspond à l’arrêt de la consommation d’alcool et vise l’entrée dans un processus d’abstinence durable. Les rechutes dans les trois mois post-sevrage restent néanmoins très fréquentes.
Outre l’utilisation de techniques comportementales, la prescription de médicaments d’aide au maintien de l’abstinence est un apport thérapeutique non négligeable que le clinicien, non spécialisé en addictologie, se doit maîtriser.
Rencontre avec Jo qui se raconte à un infirmier. Patiemment, finement, ce dernier l’écoute et décrypte… Il va aider Jo à réellement « vouloir » devenir abstinent, à posséder un « vouloir » plus fort que sa dépendance à l’alcool, que sa dépendance affective à l’autre quel qu’il soit.
Thierry Vimal, sans se départir de son humour ni de son sens critique, apporte un témoignage poignant de son addiction alcoolique. Son récit explore sans complaisance les thèmes de la confiance, et ses limites nécessaires.