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De nombreuses preuves montrent que le sommeil est biologiquement lié aux troubles de l’humeur. La question de la causalité se pose alors. La dépression est-elle la cause des troubles du sommeil ? Les anomalies du sommeil entraînent-elles une plus grande vulnérabilité à la dépression ? Un mécanisme pathologique commun mène- t-il soit à la dépression, soit aux troubles du sommeil, soit aux deux simultanément en fonction de divers facteurs biologiques ?
Dédramatiser l’insomnie, amener le patient dépressif à modifier ses pensées et ses attitudes erronées face au sommeil, l’aider à acquérir une « nouvelle hygiène » en la matière, l’accompagner tout au long de la prise en charge de son mal être, telle est la mission de l’infirmière.
Les troubles bipolaire sont accompagnés d’altérations du sommeil qui peuvent « renseigner » sur la survenue d’un épisode thymique
Bien que peu documentées, les insomnies des patients schizophrènes sont un vrai problème clinique. Elles doivent être une préoccupation constante des équipes de soins.
La prise en charge des troubles du sommeil apparaît comme l’un des éléments centraux du traitement des démences. Dans un domaine où les ressources thérapeutiques sont plus que réduites, les outils non pharmacologiques permettent une amélioration notable de la qualité de vie des patients déments.Quant à la formation des équipes soignantes, elle devrait permettre d’appliquer ces méthodes à l’ensemble des patients sous réserve d’obtenir les effectifs nécessaires.
L’insomnie et l’anxiété sont intimement liées. Elles partagent des mécanismes neurobiologiques communs et l’épidémiologie confirme leur fréquente association. Reste à bien cibler les différents types de troubles anxieux qui induisent des troubles du sommeil spécifiques.
Démarche de soins et diagnostic infirmier ne s’opposent pas nécessairement au soin. Loin d’inciter à une objectivation infirmière du patient, ils peuvent constituer une façon d’accompagner un sujet acteur de ses soins.
Chaque jour, les équipes soignantes et logistiques des établissements de soins prennent des risques. Mais, elles doivent s’attacher à ne prendre que les « bons » risques,ceux qui vont procurer des avantages pour chaque patient et de façon plus générale pour la société.
Evoquer les soins et la iatrogénie en droit de la santé, c’est évoquer la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des patients et à la qualité du système de santé. En effet, la loi prévoit différents mécanismes de responsabilité et prend en compte expressément la iatrogénie.