Le thérapeute et l’enfant
La reconnaissance de la dépression chez l’enfant et son éventuel traitement dépendent étroitement du discours que forme l’adulte sur l’enfant et de la place qu’il accorde lui-même à l’enfance dans sa propre vie psychique*.
La reconnaissance de la dépression chez l’enfant et son éventuel traitement dépendent étroitement du discours que forme l’adulte sur l’enfant et de la place qu’il accorde lui-même à l’enfance dans sa propre vie psychique*.
Comment une consultation d’ethnopsychiatrie permet de guérir la dépression d’une
fratrie tout en reliant ces enfants à leurs parents.
Le pédiatre le sait bien (lire page 36 : « Une relation de confiance ») : les parents ne sont pas toujours prêts à consulter un psychiatre pour leur enfant. Quand de telles résistances existent, après les avoir repérées, le médecin peut,
dans le cadre d’une relation d’écoute, d’une attention bienveillante envers les parents, proposer un traitement intermédiaire. Nous en avons un exemple ici avec le travail conduit par un orthophoniste capable de conduire des entretiens psychothérapeutiques d’orientation psychanalytique.
Entretien avec Gérard Neyrand, sociologue, auteur de L’enfant, la mère et la question du père – Un bilan critique de l’évolution des savoirs sur la petite enfance, éditions Puf, coll. Éducation t formation, 2000 (1).
Il n’est pas de civilisation au monde qui n’ait été préoccupée par l’énigme de la fertilité et la toute puissance de l’amour.L’histoire de la sexologie , c’est-à-dire de cette volonté de comprendre la sexualité, est donc synonyme de l’histoire de l’humanité.L’Occident,qui en est témoin,y manifeste aussi une vanité ridicule,car ses talents à produire de la science masquent mal la faiblesse de ses traditions philosophiques.
Civiliser la violence reste possible à l’hôpital psychiatrique, en dépit de
la vulnérabilité accrue du corps infirmier. Il est nécessaire pour cela de réaffirmer le cadrage institutionnel et la cohérence de la solidarité du groupe
soignant.
Entretien avec Marie-Hélène Poyet, infirmière de secteur psychiatrique
à l’hôpital Saint-Jean de Bonnefonds, dans la Loire, et membre de l’équipe de
Geneviève Psomas, victime d’une agression mortelle pendant son service le 3 juillet dernier (lire “Santé mentale” n°40, pp. 8-9). Elle s’exprime
au nom de ses collègues infirmiers, qui ont souhaité trouver un espace
pour parler de leur souffrance et du sentiment d’abandon qu’ils éprouvent
aujourd’hui.
Lorsque les soignants arrivent à se préserver face aux comportements violents des patients, ils favorisent par contrecoup chez ceux-ci l’établissement de liens plus différenciés passant par la reconnaissance de l’objet externe. Une position souple qui nécessite que les conduites d’auto-conservation des soignants soient acceptées et comprises par l’institution.
La toute récente mise en place d’un groupe de travail sur la violence
à l’hôpital par la Direction des hôpitaux (voir encadré) montre que les temps ne sont plus aux seuls travaux d’épidémiologie d’alarme. Déjà, dans plusieurs pays, des recherches actions réalisées avec les soignants aident à mieux comprendre
les stratégies concrètes d’intervention à mettre en place.
La déconsidération de l’autorité du chef, la fin d’un modèle institutionnel capable de faire barrage au déferlement pulsionnel laissent les soignants
sans protection face à la violence. À l’institution de proposer un traitement médiatisé de celle-ci.