N° 304 - Janvier/Février 2026

Lecture du passage à l’acte en psychiatrie

Auteur(s) : Gérald DESCHIETERE, Chef de l'unité de crise et des urgences psychiatriques, Cliniques universitaires Saint-Luc, UCLouvain.Nbre de pages : 6
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Dans la clinique psychiatrique, le passage à l’acte traduit une rupture momentanée dans la continuité psychique du sujet. Que nous apprend la sémiologie sur ces actes déroutants ? Comment les analyser et quels en sont les enjeux psychopathologiques ?

Une lecture n’est jamais univoque. Elle se nourrit de l’histoire de la personne, elle se mêle à des éléments subjectifs et ne permet jamais de totaliser le sens d’un livre. Il en est de même pour un passage à l’acte. Nous restons dans une herméneutique qui ne se clôt pas. Un passage à l’acte n’épuise jamais le sens que nous pouvons tenter de lui donner, il est même parfois manquant. Reprendre la signification d’un livre, d’une photo ou d’un acte constitue une ouverture aporétique (insoluble) vers un sens qui se donne toujours à la fois dans ce qu’il éclaire et à travers ce qu’il laisse dans l’obscurité de son dévoilement.
À l’instar de certaines scènes cinématographiques célèbres que le spectateur peut interpréter trop hâtivement, il faut accepter que le sens d’un passage à l’acte ne puisse pas être circonscrit rapidement : il y a toujours une partie de l’intention (quand il y en a une) qui échappe à celui qui l’a produit et donc également au clinicien, qui doit en décoder le sens…

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