Pour une clinique de la négociation
En psychiatrie, négocier est un art. Le soignant y côtoie des patients plus ou moins vulnérables, confrontés à des situations extrêmes. Faute de négociation, la prise en charge est vouée à l’échec.
En psychiatrie, négocier est un art. Le soignant y côtoie des patients plus ou moins vulnérables, confrontés à des situations extrêmes. Faute de négociation, la prise en charge est vouée à l’échec.
Si les psychiatres se déclarent spontanément favorables à la décision médicale partagée, dans la réalité, les pratiques restent très hétérogènes. Parfois, les praticiens usent de critères discriminatoires pour l’envisager ou non, ils explorent peu les souhaits des patients ou se réfugient derrière leur « manque d’insight ».
À 21 ans, Cathie est diagnostiquée psychotique. Aujourd’hui, elle revient sur son parcours et explore l’étape du déclenchement de sa maladie.
Face à la survenue d’un état de crise aiguë chez un patient qui souffre de psychose, une équipe québécoise assure un programme de soins intensifs brefs à domicile, offrant une véritable alternative à l’hospitalisation intégrant la philosophie du rétablissement.
Le rétablissement par soi-même décrit les petites et grandes victoires remportées par des personnes avec une vulnérabilité psychique. Ils témoignent ici, en paroles et en …
Les pratiques autour du rétablissement restent peu répandues en psychiatrie en France, bien qu’elles soient validées par la science. Pour les promouvoir, un diplôme universitaire …
Déroulé au fil d’entretiens biographiques, le récit de vie permet au patient de revenir sur sa trajectoire. Pour accueillir cette parole, le soignant se situe dans une posture d’écoute active qui favorise la co-construction du parcours de soin.
La méthode des SARA© (Stages d’aide au rétablissement ambulatoire) permet d’élaborer un programme d’ETP et propose un nouvel abord du diagnostic éducatif, utilisable tout au long du programme, comme un fil de funambule tendu entre soin et éducation.
Prenant appui sur leur propre rétablissement, les médiateurs de santé pairs partagent avec les patients les compétences qu’ils ont mobilisées pour faire face à la maladie. Ces professionnels « d’un genre nouveau » sont précieux pour aborder l’éducation thérapeutique du patient et en particulier formaliser le diagnostic éducatif.
Si, dans les phases aiguës de la schizophrénie, l’injection d’antipsychotique représente une capitulation, le sujet qui se rétablit apprend à en faire un outil de routine au service de la reconstruction de soi et de lutte pour la normalité.