Fantômes familiaux et suicide
Le passage à l’acte suicidaire survient quand l’individu vit un
clivage intérieur qui l’écartèle. Son origine est souvent à rechercher dans une histoire familiale traumatique, dont le sujet abrite les « fantômes »
Le passage à l’acte suicidaire survient quand l’individu vit un
clivage intérieur qui l’écartèle. Son origine est souvent à rechercher dans une histoire familiale traumatique, dont le sujet abrite les « fantômes »
La prise en charge de Michèle, adolescente suicidaire, illustre l’intérêt de la continuité et de la contenance des soins infirmiers et transdisciplinaires. Au-delà du symptôme d’appel,
le suivi a permis d’approcher le coeur du conflit intrapsychique de la jeune fille.
L’arrivée de Paul-Eudes, 15 ans, un « caïd » aux mensurations impressionnantes, suscite bien des appréhensions dans l’unité d’hospitalisations pour enfants et adolescents. L’équipe soignante progresse avec prudence vers une alliance qui ne le fasse ni fuir ni attaquer.
Condition nécessaire pour toutes psychothérapies, l’alliance thérapeutique reste un lien complexe à engager et à définir. Elle peut être pensée suivant deux formes paradigmatiques, le contrat et le pacte, la première pouvant mener à la seconde.
Les patients borderline ont souvent tendance à malmener le thérapeute, suscitant chez lui des sentiments d’impuissance, d’agacement voire d’hostilité. Une dimension ludique peut
malgré tout permettre de partager des affects d’une rare intensité et contenir des mouvements pulsionnels enragés.
Incarcérés dans le même centre de détention, M. et Mme A. bénéficient d’un espace de médiation conjugale, qui permet de « passer par le couple » pour rencontrer le sujet criminel et de « passer par le sujet » pour rencontrer le couple criminel.
Dans la dynamique du couple âgé, l’auteur distingue régressions réparatrices et pathologiques. La tendresse, qui permet à la fois la régression, l’émergence de la parole et la croissance psychique, doit être le socle des liens du couple au cours du vieillissement.
Pour maintenir le plus longtemps possible les patients âgés
souffrant de démence dans les phases les moins régressives de la maladie, la méthode de Validation de Naomi Feil favorise la reconnaissance de leurs émotions.
Lucette, 87 ans, très mélancolique, régresse progressivement. Au cours de séances hebdomadaires de packs, des soignants parviennent petit à petit à contenir son angoisse, lui permettant de se sentir « tenue », entourée, et d’évoquer des craintes non formulables.