Quels enjeux pour le développement de l’enfant ?
Journée d’études de la Fédération nationale des services sociaux spécialisés (FN3S)
Entre risques et possibles…
Quel professionnel du secteur social, de la protection de l’enfance n’est pas confronté à des situations dans lesquelles un parent, un enfant ou un adolescent, est décrit comme ayant des troubles du comportement, des troubles psychiques ou de la personnalité, une pathologie psychiatrique ou une maladie mentale ?
Face à ces situations, chacun a pu se sentir déstabilisé, insécurisé, mal à l’aise dans la relation, voire démuni dans sa posture d’intervention.
Selon l’OMS, la santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en l’absence de maladie ou d’infirmité. De même la santé mentale n’est pas figée, elle est « une recherche permanente d’un état d’équilibre psychique, propre à chaque personne, selon ses conditions de vie et les événements qu’elle vit ou qu’elle a vécus ». Ainsi, une personne peut ne souffrir d’aucune maladie psychique sans pour autant se sentir en bonne santé mentale.
Enjeu majeur de santé publique en France, les troubles psychiatriques touchent plus d’un adulte sur cinq (Institut du cerveau) et se traduisent par une hausse continuelle de consommation de psychotropes (anxiolytiques, somnifères, antidépresseurs…).
La santé mentale des jeunes connait également une dégradation avec une hausse des hospitalisations en psychiatrie (anxiété, dépression, tentative de suicide. 55% des jeunes ont déjà été affectés par un problème de santé mentale). Cette situation déjà inquiétante s’est amplifiée depuis la pandémie ; le confinement, ayant accentué repli et isolement, dans un climat anxiogène.
Dans ce contexte où les besoins sont accrus, est dénoncée une baisse de moyens en santé tant en capacité d’accueil que de diagnostic, de traitement et d’accompagnement avec une saturation des dispositifs et l’existence de listes d’attente quasi généralisées.
Dans un climat politique, économique, social et écologique qui peut être fortement anxiogène, la société se doit d’être inclusive et rappelle, en même temps, la question de la normalité alors comment prendre en compte autant de singularité ? L’école est démunie, les hôpitaux ne veulent pas enfermer des personnes dans des pathologies, le secteur social est sollicité.
Devant des situations d’une telle complexité, l’intérêt de réfléchir en équipe, de coopérer entre professionnels du secteur de la santé, du social et des dispositifs de droit commun autour d’une même situation semble une évidence. Ces journées d’études permettront d’alimenter et d’enrichir cette réflexion et ce dialogue intersectoriel et transdisciplinaire.
Informations pratiques :
- Tarifs entre 300 et 370 €
- Pour vous inscrire
- Pour plus d’informations
- 06 45 84 43 16 ou contact@fn3s.fr










