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Si nous intervenons, nous voilà « fliquiatres » totalitaires, mais si nous n’intervenons pas, nous voilà taxés de non assistance. Agir ou réfléchir, attendre ou se hâter. Un questionnement actif et permanent pour avant tout ne pas nuire !
Un motif de recours psychiatrique aux urgences ne doit pas signifier l’appel immédiat du psychiatre mais une démarche raisonnée qui peut parfois aboutir à cet appel.
L’ « effet indésirable » des médicaments qui a remplacé le terme « effet secondaire » a-t-il modifié les com portements des soignants et des patients ?
L’observation des cas d’intoxication par l’eau chez des patients schizophrènes chroniques hospitalisés en service de psychiatrie est à l’origine de notre réflexion à plusieurs niveaux : clinique, psychopathologique, physiopathologique et thérapeutique.
Le syndrome métabolique est un véritable problème de santé publique. Il est important de le prévenir, de le détecter et de traiter les anomalies qui le constituent d’autant qu’elles représentent un risque sérieux pour les patients suivis en psychiatrie qui présentent des taux de mortalité et de morbidité standardisés plus élevés que la population générale.
C’est un fait avéré, les patients présentant des troubles psychiatriques ont plus de problèmes de santé buccodentaire que la population générale et les traitements sont parfois difficiles à réaliser. Si nous prenons le temps nécessaire pour les motiver, il est tout à fait envisageable de soigner, réparer et réhabiliter.
Mener une démarche qualité, et notamment lutter contre les infections nosocomiales,dans un établissement de soins psychiatriques repose sur une mobilisation intense de l’ensemble des partenaires de soins prêts à évaluer leurs pratiques et surtout à les améliorer.
Que ces quelques réflexions puissent nous réconcilier avec ces chambres fermées que sont les chambres d’isolement en leur donnant tout leur sens médical et contribuer ainsi à en réduire le risque iatrogénique.
Les protocoles apparaissent à la fois comme un outil de validation des pratiques et comme une formalisation rendue absurde par la résistance des certaine forme de substitution du tout écrit à l’oral.
Dans bien des cas de harcèlement moral au travail,la situation est prise en charge à un stade de dégradation tellement avancé que la seule solution va être le retrait de la victime. Cependant, la reconnaissance et l’élucidation du conflit de normes et de valeurs constituent un enjeu de santé pour la victime.