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Norbert est-il psychotique ou a-t-il une psychose ? Le choix des mots révèle notre rapport à la maladie et donc au rétablissement. Récit d’un parcours de soins et de l’importance de penser le rétablissement.
« Dès les premières secondes de ma rencontre avec l’institution psychiatrique, l’ampleur du choc est telle qu’il me faut réagir. Ma reprise en mains s’effectue paradoxalement à l’instant même où une machinerie impressionnante enclenche des opérations destinées à me soigner, à me venir en aide. »
À l’aide de différents outils, et en particulier en s’appuyant sur le groupe et les activités de la vie quotidienne, une unité de soins permet au patient de construire progressivement son rétablissement.
La sortie de l’hôpital est une période à risque, méconnue et souvent sous-estimée. Pour éviter les ruptures de soins ou la rechute à ce moment charnière, il est essentiel de soutenir le processus de rétablissement très précocement. C’est le rôle du case management de transition, en place dans une équipe lausannoise.
Dans le cadre du processus de rétablissement, Eladeb est un instrument d’auto-évaluation des difficultés et des besoins du patient. Support à des entretiens, il permet de hiérarchiser les problèmes et d’enclencher une prise en charge adaptée aux priorités de la personne malade.
Les patients d’un hôpital de jour ont choisi de communiquer sous forme de bande dessinée sur leurs premières expériences psychotiques et les conséquences sur le plan affectif et social. Une façon de recouvrer estime de soi et dignité par un véritable processus de transformation.
Persuadé que son appartement le rend malade, M. B. refuse toute prise en charge. Une équipe de soins noue avec lui une relation privilégiée autour d’un projet librement consenti qui permet à ce patient d’enclencher un processus de rétablissement.
Au fil de l’histoire, la place du « fou » et surtout sa parole ont changé de statut. Doit-on l’écouter ? Quand et comment ? Réhabiliter certaines formes de discours, que les pratiques actuelles dévalorisent, contribuerait à une véritable réhabilitation des patients.
La prise en charge psychiatrique des patients psychopathes doit être pluridisciplinaire et associer psychothérapie et chimiothérapie, voire pour certains thérapie comportementale.
Si nous savons aujourd’hui « soigner » les patients psychotiques, les psychopathes sont un grand mystère. Leur approche nous dépasse, comme si derrière le mot « psychopathe » se cachait celui du fou des origines, défini
comme ce qui échappe à notre raison.