Seul juge de ce qui est en moi !
« Les toxicomanes malades ont sur la société in droit imprescriptible, qui est celui qu’on leur foute la paix. » (A. Artaud)
« Les toxicomanes malades ont sur la société in droit imprescriptible, qui est celui qu’on leur foute la paix. » (A. Artaud)
Parce que les patients présentant des troubles psychiatriques associés à une consommation de substances illégales mettaient dans l’impasse les modes de prises en charge traditionnels, une équipe soignante belge a repensé, à partir de sa pratique, l’approche habituelle du double diagnostic.
La notion de comorbidité ou de double diagnostic est de plus en plus souvent évoquée en France. Avant d’imaginer des services spécifiques de prises en charge des «comorbidités», il faudrait que les services existants acceptent de redéfinir les frontières de leurs interventions.
Face à des patients toxicomanes, que peut-on faire, que doit-on faire ? A-t-on le droit de fouiller leur chambre ? Dans quelles conditions ? Que faire des produits illicites trouvés dans l’institution ou que les patients nous remettent , Autant de cas de figures qui méritent une mise au point.
Cela fait maintenant trois ans qu’Alexandre, jeune patient schizophrène et toxicomane, est mort. Je me suis un peu consolé. C’est-à-dire… pas tout à fait. Parfois je me dis que ce «petit prince» est revenu à sa planète. Mais ça, c’est bon dans les histoires de Saint-Exupéry. Dans la vraie vie, les petits princes disparues ne reviennent jamais.
La dépression de l’enfant est bien réelle, et elle doit être traitée au-delà
de la seule amélioration des symptômes, dans une recherche d’alliance avec
les parents, qui nécessitent parfois eux-mêmes un soutien.
Le psychodrame analytique est une des techniques utilisées au centre Alfred-Binet (1) pour le traitement de la dépression. Il s’appuie sur le transfert,
déplacement par l’enfant sur le thérapeute des sentiments et pensées qui concernent ses objets d’amour et de haine. On a ici l’exemple d’un fragment
du traitement d’un garçon souffrant de dépression névrotique.
La dépression est difficilement reconnue par les adultes, qui ont tendance à en chercher l’origine dans la maltraitance, pour ne pas entamer l’image de paradis qu’ils se sont faite, après coup, de l’enfance.
Entretien avec le Dr Jacques Goudard pédiatre à Paris.
Si les mesures psychothérapiques ne soulagent pas suffisamment l’enfant déprimé,
un traitement antidépresseur peut raccourcir la durée de l’épisode et alléger la souffrance. Reste que des études sont encore nécessaires pour avancer dans la connaissance de ces médicaments dans la dépression de l’enfant.