Les troubles de l’émotion
On considère que la pathologie survient lorsque l’émotion est dérégulée, que l’affect est réprimé, inaudible. L’intensité émotionnelle perçue ou non par le sujet est un point fondamental pour le clinicien.
On considère que la pathologie survient lorsque l’émotion est dérégulée, que l’affect est réprimé, inaudible. L’intensité émotionnelle perçue ou non par le sujet est un point fondamental pour le clinicien.
La régulation émotionnelle n’est pas une simple « neutralisation affective ». Dans un dispositif thérapeutique idéal, le soignant connaît bien ses émotions et les stratégies qui lui permettent de les réguler. Il aide ainsi au mieux les patients à vivre avec les leurs.
Le thérapeute qui, dans l’analyse, laisse place aux émotions, établit avec ses patients une relation d’empathie. Il acquiert ainsi la possibilité de les aider, y compris dans les domaines les moins explorés par Freud : la construction d’une estime de soi adaptée et l’élaboration des traumatismes auxquels ils ont été confrontés.
Avec les enfants comme avec les adultes, les soignants reçoivent et éprouvent des émotions qu’ils doivent accueillir et élaborer. Deux infirmiers, l’un en pédopsychiatrie et l’autre en psychiatrie d’adultes, décrivent leurs façons de se mettre en travail.
L’intelligence émotionnelle est primordiale pour la relation soignante car elle humanise les soins. Elle repose sur un ensemble de compétences qui nous permet d’identifier nos émotions et celles des autres, de les exprimer correctement et d’aider les autres à exprimer les leurs, de les comprendre, de les gérer et de nous adapter à celle des autres.
Dans le quotidien des services de soin, le travail émotionnel est partagé au sein de représentations communes à l’institution ou à l’équipe. L’approche sociologique permet de décrire plusieurs stratégies collectives de ce partage.
Les troubles émotionnels dans la schizophrénie portent sur la reconnaissance des émotions (faciales, vocales), sur les émotions sociales impliquant les tétas mentaux d’autrui (théorie de l’esprit) et les émotions qui s’y réfèrent (empathie).
Ni l’industrie pharmaceutique, ni le DSM ne suffisent à expliquer les enjeux sociétaux profonds qui se jouent à travers la gestion des émotions dans la constitution de notre subjectivité moderne.
Chaque mois, le réseau documentaire en santé mentale, Ascodocpsy, nous propose des éléments de bibliographie en lien avec la thématique de notre dossier : « Le vécu émotionnel ».
Il existe probablement plusieurs gènes de susceptibilité au trouble bipolaire agissant entre eux et avec des facteurs environnementaux. Le grand nombre de combinaisons possibles rend l’identification de tous ces gènes difficiles mais cette tâche paraît aujourd’hui réalisable.