Articles de revue
Sens de la régression en gériatrie
Quel est le degré de régression souhaitable et supportable pour un sujet âgé ? Quand le soutien de sa dépendance risque-t-il de devenir un obstacle au retour de sa maturité ? À quel moment le soignant se trouve-t-il du côté de la réorganisation, de la liaison et de la vie ou de la désorganisation, de la division et de la mort ?…
Le syndrome de glissement
Au décours d’une maladie, le sujet âgé qu’on croyait guéri connaît une altération grave de son état. Le syndrome de glissement peut être considéré comme un échec de la régression.
« Arrêtez donc de faire l’enfant! »
Victime peu à peu d’un processus neurodégénératif, le sujet âgé dément garde néanmoins des ressources de compensation. Il faut alors mettre en oeuvre les modalités d’accompagnement de ce parcours régressif.
L’archaïsme, l’infantile et le travail du vieillir
Plutôt qu’un sujet « retombé en enfance », l’âgé est aux prises avec son enfance qui lui « retombe » dessus. Reste à l’aider pour qu’il n’en soit pas écrasé, car ce qui fait retour est souffrant et doit être intégré psychiquement.
Régression et institution
Les mouvements régressifs sont constants dans les institutions pour personnes âgées, et concernent autant les patients que les soignants. Dans cette communauté, chacun est appelé à regarder les effets du vivre et chacun s’en défend. La régression peut alors faire refuge.
Vieillissement et déprise
Une approche phénoménologique du vieillissement propose le concept théorique de la déprise pour décrire le processus actif de réaménagement du quotidien par les personnes âgées.
Est-il plus aisé de mourir quand on est vieux?
Que comprendre de la fin de vie du sujet âgé à partir du concept de régression? Notre société du droit au bonheur et à la santé attend de la personne âgée qu’elle quitte la vie avec élégance… Bien plus complexe, la réalité active souvent l’angoisse de mort des soignants.
Atteintes du langage et régression
Au cours des pathologies démentielles, les troubles du langage mettent en difficulté les soignants qui, pour maintenir leurs capacités à communiquer avec ces patients, doivent trouver un soutien pensé et organisé en équipe.
La régression dans le couple âgé
Dans la dynamique du couple âgé, l’auteur distingue régressions réparatrices et pathologiques. La tendresse, qui permet à la fois la régression, l’émergence de la parole et la croissance psychique, doit être le socle des liens du couple au cours du vieillissement.









