Du côté de la recherche
À quoi se réfère un soignant pour répondre à la demande de sortie d’un patient hospitalisé en soins libres ? Une recherche en soins pose la question.
À quoi se réfère un soignant pour répondre à la demande de sortie d’un patient hospitalisé en soins libres ? Une recherche en soins pose la question.
Soigner sans fermer les portes est devenu au fil du temps une approche de plus en plus rare, voire honteuse.
C’est pourtant une invention perpétuelle, où à chaque fois il faut rechercher le point qui va faire résonance avec le patient, permettre une alliance et lui donner la possibilité de se contenir.
Mohammed, 40 ans, est pris en charge depuis de nombreuses années en unité pour malades difficiles (UMD), où il est régulièrement isolé et entravé. Pourtant, il semble préférer la réclusion à la liberté d’aller et venir, même après une sortie thérapeutique.
L’élaboration d’un protocole de libre circulation pour Nadia, résidente en Foyer d’accueil médicalisé (FAM), a permis d’évoquer le problème de ses intrusions permanentes, d’interroger le désir de protection des professionnels et la question de la liberté individuelle.
Après quelques années d’expérience d’ouvertures des portes, le chef de service d’une unité de psychiatrie en mesure l’impact pour les patients et l’équipe soignante.
La liberté se définit moins par une simple capacité physique de déplacement que par le choix global d’un projet de vie, multidimensionnel, n’excluant pas la contrainte mais à construire avec le patient et son entourage.
Chaque mois, le réseau documentaire en santé mentale, Ascodocpsy, propose des éléments de bibliographie en lien avec la thématique du dossier : « La liberté d’aller et venir en psychiatrie ».
Préalable essentiel pour engager un travail d’éducation thérapeutique du patient, le diagnostic éducatif constitue, au-delà de la démarche pédagogique, une étape fondatrice de l’alliance thérapeutique. Eclairage sur les écueils à éviter.
Pour aider chaque patient à explorer ce qui lui donne ou non envie de prendre soin de lui, ce qu’il fait déjà ou voudrait faire pour cela et les ressources dont il dispose, il vaut mieux parler de bilan éducatif partagé plutôt que de diagnostic éducatif.