A l’occasion de la Journée mondiale de la santé, la Fondation FondaMental annonce le lancement de Before Anyone Else (BAE), une application mobile gratuite destinée aux jeunes de 12 à 17 ans confrontés à des idées ou comportements suicidaires. Communiqué.
Développée par la Fondation FondaMental avec le CHU de Montpellier (Pr. Philippe Courtet), l’INSERM (Dr. Margot Morgiève), le CHU Robert Debré (Dr. Vincent Trebossen), avec le soutien de l’association ASMA (Dr. David Soffer) et de la Région Île-de-France dans le cadre d’une Question d’Intérêt Majeur sur la santé mentale des jeunes, l’application permet aux adolescents de suivre leur état émotionnel et de construire, avec leurs proches, un plan d’action concret pour mieux gérer les moments difficiles.
Depuis la pandémie, la Fondation FondaMental alerte sur la détérioration persistante de la santé mentale des jeunes, marquée par des niveaux élevés d’anxiété, de dépression et de pensées suicidaires. Grâce au soutien de la Région Île-de-France, elle a développé, dans le cadre d’une Question d’Intérêt Majeur, un ensemble d’outils concrets pour aider les jeunes Franciliens confrontés à ces difficultés, comme MyMood ou la plateforme LENA.
Une application conçue par des experts, avec et pour les jeunes
Avec BAE, la Fondation franchit une nouvelle étape en proposant une application gratuite pour aider les adolescents confrontés à des idées suicidaires à mieux comprendre leur état émotionnel, à identifier les signes d’alerte et à mobiliser rapidement leurs proches ou leurs soignants en cas de crise. L’application complète l’accompagnement médical et psychologique existant, offrant un soutien concret et accessible au quotidien.
BAE a été développée par une équipe pluridisciplinaire composée de psychiatres, psychologues, sociologues, en collaboration avec des jeunes ayant vécu des idées ou comportements suicidaires, et sous l’impulsion de Philippe Courtet, professeur de psychiatrie à l’Université de Montpellier et chercheur à la Fondation FondaMental.
Un dispositif sécurisé pour renforcer le lien adolescent–parents–soignants
BAE permet à l’adolescent de suivre son état au quotidien et de constituer un plan de vigilance en collaboration avec ses parents et son médecin.
L’application repose sur une triade de profils connectés : l’adolescent, le parent et, si nécessaire, le professionnel de santé. Chaque utilisateur peut suivre et partager des informations de manière contrôlée et sécurisée, renforçant ainsi le dialogue et le soutien familial et médical. L’adolescent peut décider, à chaque étape, ce qu’il souhaite partager avec son entourage de confiance.
Un plan d’action sur-mesure pour affronter les moments difficiles
Lors de son inscription, l’adolescent est invité à remplir son espace personnel pour identifier ses signaux d’alerte (déclencheurs, pensées ou émotions à risque…), choisir ses personnes de confiance, et organiser un plan d’action en lien avec ses parents et son médecin incluant stratégies de régulation émotionnelle, traitements, mais aussi des films, musiques ou lieux rassurants pour lui.
L’application offre plusieurs fonctionnalités :
- Des auto-évaluations quotidiennes et spontanées permettant de mesurer l’état émotionnel de l’utilisateur et de détecter des signes de détresse.
- Une liste de projets personnels pour noter ses projets motivants et garder une trace de ses activités positives.
- Un plan d’action personnalisé avec six modules interactifs : contacter un proche, exercices de relaxation, souvenirs positifs, lieux rassurants, musique et films/séries favoris.
- Un accès rapide à l’aide : un bouton « J’ai besoin d’aide » permet de contacter rapidement ses proches ou les services d’urgence (3114 ou SAMU).
- Un journal pour permettre à l’utilisateur d’écrire librement ses pensées, émotions et expériences quotidiennes
Important : BAE ne remplace pas un suivi médical ou psychologique. Les réponses de l’application ne sont pas analysées en temps réel par un professionnel de santé. En cas de détresse, il est recommandé de contacter immédiatement le 3114.
Communiqué de presse du 7 avril 2026.










