La prescription de psychotropes chez la personne âgée doit concilier nécessité thérapeutique et prévention du risque iatrogène. Les données actuelles suggèrent une association significative entre exposition prolongée aux benzodiazépines et risque accru de troubles neurocognitifs majeurs.
La prescription de psychotropes chez la personne âgée constitue un enjeu de santé publique en France et en Europe. Le vieillissement démographique s’accompagne en effet d’une augmentation de la prévalence de troubles psychiatriques, de troubles du sommeil et de troubles neurocognitifs majeurs (TNCM) à l’origine de prescriptions de psychotropes. Ces derniers occupent ainsi une place importante dans l’arsenal thérapeutique, mais leur utilisation soulève des questions majeures de sécurité, notamment sur le plan cognitif. De manière générale, les sujets âgés sont plus sensibles aux effets indésirables en raison des modifications pharmacocinétiques et pharmacodynamiques liées à l’âge (Mangoni & Jackson, 2004). La question du lien entre psychotropes et déclin cognitif, voire risque de démence, est donc à considérer dans ce contexte.
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