Face à de l’agressivité ou de la violence, le sentiment d’insécurité parfois ressenti par les soignants nécessite une mise en perspective systématique, pour limiter les mouvements défensifs susceptibles d’altérer la qualité de l’alliance thérapeutique et des soins.
La psychiatrie est régulièrement confrontée à des actes qui troublent, sidèrent et mettent à mal la capacité des équipes soignantes à penser et réagir sereinement. Lorsque ces conduites se répètent – qu’il s’agisse de violences hétéro-agressives, de fugues, d’automutilations ou de ruptures thérapeutiques –, le sentiment d’être débordé, voire impuissant, peut s’installer. Le plus souvent, ces manifestations extrêmes ne sont pas de simples manquements à la règle, mais des expressions symptomatiques, une tentative désespérée de « dire autrement que par des mots » ou de « couper court à l’insupportable ». L’acte est alors le substitut d’une parole impossible, l’ultime expression d’une souffrance psychique à vif. Pourtant, cette expression peut paradoxalement éloigner le soignant pris dans une spirale de réactivité défensive.
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