En psychiatrie, l’humour peut d’emblée être un formidable levier pour entrer en relation, établir une connivence, dénouer des situations complexes… à condition de le manier de façon adaptée. Approche clinique à partir de témoignages de soignants.
L’humour, souvent associé à la badinerie, au futile, à un informel inutile, peut être porteur de nombreuses intentions et d’intimes humeurs de la part son auteur. Il aime s’échapper des entraves, se soustraire aux autorités, se moquer d’une réalité encombrante, s’inventer un autre présent ou futur, dire et jouir de ce qui est « inter-dit » et bien plus encore… En psychiatrie, c’est un acteur incontournable de la relation de soins, à manier cependant avec précaution du côté du soignant (Vivenza, 2016). Peut-il s’inviter dès un premier entretien ? Je tenterai ici d’apporter quelques bribes de réponses, en prenant appui sur des récits cliniques récoltés auprès d’infirmiers travaillant ou ayant travaillé en psychiatrie.
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