Le « gain marquant », facteur de risque dans le jeu problématique

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Le fait d’obtenir ou d’expérimenté dans l’entourage un « gain marquant » est un facteur de risque pour devenir un joueur excessif, selon une étude publiée par la Sepad. De premiers résultats qui ouvrent des perspectives en termes de prévention.

Afin de mieux comprendre les impacts des « gains marquants » dans le parcours de ces joueurs, la Société d’entraide et d’actions psychologiques (SEDAP) a lancé une étude : l’étude nationale sur les impacts des gains manquants (ENIGM) à partir de 2019. Le gain manquant est : « un gain jugé important par le joueur lui-même, selon sa propre définition et sa propre expérience ». Ce sont 5 692 joueurs de pur hasard – 528 joueurs à risque modéré et 548 joueurs à risque excessif – qui ont été interrogés. Le 1er numéro de « Zoom ’Recherches », publication de la SEDAP présente les premiers résultats de cette étude. Il sera suivi d’un rapport qui reprendra les résultats de la revue de littérature et des deux enquêtes. Ces résultats donnent des informations sur les joueurs de pur hasard et leur gain, leur impact sur le comportement, les réactions, la vie courante et leur utilisation. Le fait que des joueurs aient obtenu un gain marquant ou ayant expérimenté un gain marquant dans leur entourage avant leur première expérience de jeu est un facteur de risque pour devenir un joueur excessif. Au regard de ces résultats, la SEDAP fait quelques suggestions en matière de prévention, de sensibilisation des mineurs et de leur entourage. Elle propose de « réviser les campagnes publicitaires afin de réduire les effets de la survalorisation du gain (superpuissance, illusion de contrôle…) ».

Les impacts des gains marquants chez les joueurs d’argent et de pur hasard. Marie-Line Tovar,Jean-Michel Costes, Emmanuel Benoit, Zoom Recherche, Sepad, n°1, avril 2021.