Psychopahies : quel cadre de soin?
Le psychopathe a le don pour élire ses bons et ses mauvais soignants. Plus que tout autre patient, il implique de travailler en équipe et de limiter une trop grande diversité des réponses.
Le psychopathe a le don pour élire ses bons et ses mauvais soignants. Plus que tout autre patient, il implique de travailler en équipe et de limiter une trop grande diversité des réponses.
En prison, les détenus psychopathes sollicitent et mobilisent les soignants. Il s’agit donc de supporter ce lien ambivalent, de le soumettre sans cesse au travail de pensée du groupe de soin. Expérience d’un Service médico-psychologique régional (SMPR).
Sylviane, une jeune patiente borderline et polytoxicomane, est prise en charge dans une petite unité de psychiatrie pénitentiaire suisse. Cette structure originale et les soins proposés sont basés sur les concepts de rétablissement et de réinsertion.
Pas facile d’expérimenter un quotidien sans alcool pour les patients dépendants. Au cours d’une cure de six semaines, Laurent, 50 ans, d’abord réticent, reprend confiance en lui, analyse son parcours et enclenche un travail sur lui-même.
Un groupe thérapeutique théâtre permet à des patients psychotiques d’adopter un point de vue différent sur eux-mêmes et leur environnement.L’évolution de la position «méta» du sujet impacte également celle de l’équipe.
En psychiatrie, les soins informels occupent une place importante dans le travail infirmier. Une recherche en soins a identifié quatre grandes fonctions – explicitation, réglage,
psychodramatisation, accompagnement au quotidien – qui étayent la cognition sociale.
L’alliance thérapeutique constitue un équilibre acquis sur le fond d’une double inégalité, celle du pouvoir et du dévouement. Cette conquête nécessaire, merveilleuse et fragile, fait que le
dévouement ne devient pas servitude et que la compétence ne devient pas domination.
Condition nécessaire pour toutes psychothérapies, l’alliance thérapeutique reste un lien complexe à engager et à définir. Elle peut être pensée suivant deux formes paradigmatiques, le contrat et le pacte, la première pouvant mener à la seconde.
Lucette, 87 ans, très mélancolique, régresse progressivement. Au cours de séances hebdomadaires de packs, des soignants parviennent petit à petit à contenir son angoisse, lui permettant de se sentir « tenue », entourée, et d’évoquer des craintes non formulables.