Journée organisée en coopération avec le Laboratoire de Psychopathologie et Processus de Santé (URP4057), Sociétés et Humanités, Université Paris Cité
Organisée dans le cadre des travaux de l’axe D3S Vécu et expérience de la maladie, expériences du système de soin et rétablissement, cette journée s’intéressera au concept de rétablissement en santé qui est actuellement de plus en plus mobilisé en addictologie. Ce concept venant de la santé mentale, inclut une démarche active et personnelle vers un mieux-être, qui promeut différentes manières de réguler son usage, de l’abstinence à la réduction des risques. Cette approche met en lumière la « résilience » et l’empowerment des personnes concernées, c’est-à-dire leur capacité à faire face, à se reconstruire et à redonner du sens à leur parcours, souvent dans des contextes sociaux et médicaux complexes.
Mais quelles sont les différentes conceptions du rétablissement ? Quelles sont ces racines historiques et comment transférer cette approche dans les champs des addictions et de la réduction des risques ? Que signifie concrètement « aller mieux » pour les personnes concernées, pour leur entourage et pour les personnes impliquées dans leurs parcours de soins (professionnels de santé, structures d’accueil, groupe d’auto-support…) ? Comment s’articulent les places des personnes avec savoir expérientiels, professionnels de santé et professionnels du médico-social dans la mise en œuvre et la valorisation des approches en termes de rétablissement ?
À travers des présentations conceptuelles, des études de cas, ainsi que des retours d’expériences de personnes avec savoirs expérientiels et de professionnels de terrain, cette journée d’étude propose d’explorer les différentes dimensions du rétablissement : subjectives, relationnelles, sociales, institutionnelles et politiques. Une place sera accordée aux savoirs expérientiels, portés par des personnes concernées et des patients experts dans une démarche inclusive et participative, où la reconnaissance de l’expérience vécue devient un levier essentiel de transformation des pratiques et des politiques.










