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Décès de Roger Gentis

Le 1er août dernier, après le long silence dans lequel il trouva bon de se tenir, Roger Gentis s’est éteint à l’âge de 91 ans, à Orléans. Psychiatre, psychanalyste, critique littéraire, écrivain, poète, il fit partie de cette génération de cliniciens qui comprit que la psychiatrie était politique d’essence, et qui de ce fait s’employa à rendre et à maintenir possible contre la maltraitance asilaire, la surdité idéologique, le pouvoir des pouvoirs, les résistances de tous ordres, mais aussi la dictature du sens et des systèmes, une clinique des psychoses non seulement respectueuse de ce mode d’être au monde mais aussi soucieuse d’un être-avec.

Cette grande figure de la psychiatrie, se fit connaître du grand public, alors qu’il était déjà connu comme une figure majeure du mouvement de psychothérapie institutionnelle avec François Tosquelles, Jean Oury entre autres, en publiant en 1969, ce qui se présentait comme un pamphlet : Les murs de l’asile. Il y dénonçait avec colère et avec style, les représentations sociales, idéologiques qui enferment la maladie mentale dans un hôpital devenu asile. En précisant, toutefois, que le véritable asile ce ne sont pas les murs qui le définissent mais ce que nous portons dans nos têtes. Il est troublant, à le relire cinquante ans après, de le trouver d’une actualité brûlante.

Lire l'hommage de Patrick Faugeras

Lire également aux éditions érès "Rencontre avec Roger Gentis"

Lire l'hommage de Jean-Marie Martin (Association Scène ouverte)


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Pour dépister le risque suicidaire en psychiatrie >
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