La Fédération nationale des étudiants en sciences infirmières (Fnesi) se félicite de la réforme de la formation infirmière mais rappelle que pour « assurer son efficacité et sa pérennité, elle doit s’accompagner d’un investissement structurel et financier significatif dans les sciences infirmières. La Fnesi réclame par ailleurs l’ouverture de postes d’enseignants chercheurs en sciences infirmières dans chaque Université et le transfert des compétences financières de la formation aux universités. Communiqué.
Débutée en octobre 2023, la réingénierie du référentiel de formation constitue l’aboutissement de deux ans et demi de travail et de dialogue social. Ces textes représentent une avancée significative pour les étudiants et ont été co-construits avec l’ensemble des acteurs de la formation (lire notre article). Cette réforme ancre l’intégration de la discipline au
sein de l’Université. Il s’agit d’une avancée majeure pour la reconnaissance académique et scientifique de notre profession. Cependant, cette intégration ne doit pas être considérée comme une finalité, mais comme une étape.
La FNESI soutient le texte de la réforme de la formation.
Le contenu des textes ne garantit pas à lui seul la bonne application de la réforme de la formation. Pour assurer son efficacité et sa pérennité, la réforme doit s’accompagner d’un investissement structurel et financier significatif dans les sciences infirmières. Sa mise en oeuvre dans de bonnes conditions dépend notamment du financement adéquat des
universités et de l’ouverture de postes d’enseignants-chercheurs qualifiés par la CNU‑92.
La FNESI demande l’ouverture de postes d’enseignants chercheurs en sciences infirmières dans chaque Université.
Aujourd’hui, le financement de la formation infirmière repose sur un modèle construit autour des régions ce qui rend illisible ce financement. Cette évolution institutionnelle majeure appelle à une cohérence budgétaire et structurelle.
L’intégration universitaire ne peut s’opérer durablement sans un modèle de financement clarifié, sécurisé et adapté aux enjeux actuels : développement de la recherche, création de postes d’enseignants-chercheurs en sciences infirmières, amélioration des conditions de vie étudiantes.
A l’heure où les besoins en santé de la population augmentent et où l’attractivité de la profession représente un enjeu de santé publique national, la formation infirmière doit bénéficier d’un financement à la hauteur de ses ambitions. Il est urgent d’adopter un financement plus lisible, plus équitable et garantissant la pérennité et la qualité de la formation.
La FNESI demande un transfert des compétences financières de la formation aux universités.









