Téléconsultation : les jeunes et les diplômés y recourent davantage

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La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publient une étude qui met en évidence que plus on est jeune, plus on est diplômé ou plus on vit dans une zone densément peuplée, plus on a recours à la téléconsultation.

En 2024, 15 % des personnes de 18 ans ou plus déclarent avoir recouru au moins une fois à la téléconsultation au cours des douze derniers mois. Plus on est jeune, plus on est diplômé, plus on a recours à la téléconsultation. Les personnes de moins de 45 ans y recourent quatre fois plus souvent que les personnes âgées de 60 ans ou plus, et les diplômés du supérieur, en moyenne, deux fois plus souvent que les personnes titulaires d’un CAP ou d’un BEP.

43 % des personnes déclarent téléconsulter en raison des délais d’attente trop longs pour un rendez-vous en cabinet, 33 % pour une consultation en urgence et 20 % pour renouveler une ordonnance ou un certificat médical.
En 2023, la grande majorité des enquêtés du Baromètre d’opinion de la Drees (73 %) estiment que les téléconsultations sont un moyen de lutter contre les déserts médicaux. La téléconsultation n’est pourtant pas perçue que d’un œil favorable : plus de huit personnes sur dix considèrent qu’elle déshumanise la relation entre le patient et le médecin et plus de six sur dix qu’elle augmente le risque de fuite de données personnelles de santé.

Enfin, 42 % de la population estime que la téléconsultation devrait être autorisée uniquement avec son médecin traitant et 31 % avec des médecins que le patient a déjà vus.

Les jeunes, les diplômés et les habitants des grandes villes recourent davantage aux téléconsultations, Valentin Guilloton (Insee), Nicolas Paliod, Claudine Pirus (Drees), Drees, février 2026, n° 1366